Voitures électriques d’occasion : les modèles les plus vendus en 2025

Voitures électriques d’occasion : un marché en pleine croissance

Le marché des voitures électriques d’occasion connaît une expansion significative. Cette dynamique est portée par l’arrivée progressive des premiers modèles électriques grand public sur le marché de l’occasion, offrant ainsi une alternative plus accessible pour de nombreux automobilistes souhaitant effectuer leur transition énergétique. L’année 2025 marque un tournant avec une offre diversifiée et des prix qui commencent à se démocratiser.

La Renault Zoe existe en une multitude de versions, allant de 88 à 135 chevaux

Le palmarès 2025 des véhicules électriques d’occasion

En tête des ventes, certains modèles conservent une popularité inébranlable, tandis que d’autres font une entrée remarquée. La confiance des acheteurs se porte sur des véhicules reconnus pour leur fiabilité, leur autonomie suffisante pour un usage quotidien et la disponibilité des pièces détachées.

La championne incontestée : Renault Zoé

La Renault Zoé maintient sa position de leader sur le marché de l’occasion électrique. Son succès s’explique par sa présence ancienne sur le marché, qui garantit un volume important de véhicules disponibles. Les nombreuses versions proposées au fil des années, avec des puissances variant de 88 à 135 chevaux, permettent de répondre à une large gamme de besoins et de budgets. Son design compact et citadin reste apprécié, faisant d’elle un choix privilégié pour les trajets urbains et périurbains.

La concurrente sérieuse : Nissan Leaf

La Nissan Leaf, pionnière historique, occupe une place de choix dans le classement. Sa robustesse légendaire et son habitabilité généreuse séduisent les familles et les utilisateurs recherchant un véhicule spacieux. Les premières générations, très abordables, constituent une porte d’entrée idéale vers la mobilité électrique.

La montée en puissance des SUV électriques

Les SUV électriques commencent à affluer sur le marché de l’occasion. Des modèles comme le Peugeot e-2008 ou le Hyundai Kona Electric attirent les acheteurs en quête d’une position de conduite surélevée et d’un style plus affirmé. Leur autonomie, souvent supérieure à 300 kilomètres pour les versions récentes, répond aux exigences des longs trajets occasionnels.

Les critères de choix pour un achat réussi

Acquérir une voiture électrique d’occasion nécessite une attention particulière à certains points clés pour éviter les mauvaises surprises.

L’état de santé de la batterie

La batterie est le cœur et le composant le plus coûteux d’un véhicule électrique. Il est essentiel de vérifier son état de santé (State of Health – SOH), généralement exprimé en pourcentage de sa capacité d’origine. Un diagnostic chez un professionnel ou via le concessionnaire de la marque est fortement recommandé. La plupart des constructeurs garantissent la batterie sur de longues périodes (souvent 8 ans ou 160 000 km pour une capacité résiduelle minimale), ce qui peut offrir un réconfort supplémentaire.

L’historique de maintenance et de recharge

Un carnet d’entretien bien rempli est un gage de sérieux. Privilégiez les véhicules ayant suivi les révisions préconisées par le constructeur. Interrogez également le vendeur sur les habitudes de recharge : une utilisation majoritaire sur des bornes de recharge rapide peut accélérer la dégradation de la batterie, contrairement à une recharge lente et régulière à domicile.

L’équipement et les mises à jour logicielles

Vérifiez les équipements embarqués, notamment le type de connecteur de recharge (CCS Combo ou CHAdeMO) et la présence d’un système de navigation avec calculateur d’itinéraire tenant compte des bornes de recharge. Assurez-vous que les dernières mises à jour logicielles du véhicule ont été effectuées, car elles peuvent améliorer les performances, l’autonomie ou la sécurité.

Perspectives d’avenir pour le marché de l’occasion électrique

Le marché devrait continuer à s’étoffer rapidement dans les prochaines années. L’arrivée massive des véhicules électriques des plans de location longue durée (LLD) de 2021-2023 va considérablement augmenter le volume de l’offre d’occasion. Cette augmentation pourrait exercer une pression à la baisse sur les prix, rendant l’électrique accessible à un public encore plus large. Cette démocratisation est un levier essentiel pour accélérer le renouvellement du parc automobile vers une mobilité plus durable.

PostNL : Comment la Poste néerlandaise crée des hubs de recharge pour camions électriques

La transformation des centres de tri PostNL en stations pour poids lourds électriques

PostNL

Comment la Poste néerlandaise transforme ses centres de tri en hubs de recharge pour poids lourds électriques. Cette initiative pionnière, menée par PostNL, positionne le service postal néerlandais à l’avant-garde d’un secteur encore émergent en Europe : l’infrastructure de recharge dédiée aux véhicules utilitaires lourds électriques. Cette stratégie innovante répond à une double nécessité : décarboner la logistique du dernier kilomètre et optimiser l’utilisation d’actifs immobiliers existants.

Une vision stratégique pour la mobilité lourde électrique

PostNL ne se contente pas de moderniser sa propre flotte. L’ambition est plus large et vise à devenir un acteur clé de l’écosystème de recharge pour tous les transporteurs. Les centres de tri, par leur localisation stratégique en périphérie des grands axes et des zones urbaines, constituent des emplacements idéaux. Ils sont déjà équipés pour gérer un flux important de véhicules, disposent d’emprises foncières suffisantes et d’un raccordement électrique souvent robuste. Leur transformation en hub de recharge représente donc une opportunité logique et économiquement viable.

Cette approche permet de résoudre l’un des principaux freins à l’électrification des transports de marchandises : le manque d’infrastructures de recharge adaptées en puissance et en disponibilité. Les poids lourds électriques nécessitent des bornes de recharge haute puissance, souvent supérieures à 350 kW, pour des temps d’immobilisation compatibles avec les contraintes opérationnelles du fret. En ouvrant ses sites, PostNL contribue à densifier le maillage territorial de ces points de recharge indispensables.

Les avantages opérationnels et environnementaux du projet

La mutualisation des infrastructures est au cœur du modèle. Pendant les heures creuses, notamment la nuit, les capacités de recharge des centres PostNL ne sont pas pleinement utilisées par sa flotte interne. Ouvrir ces bornes à des transporteurs externes optimise leur taux d’utilisation et génère une nouvelle source de revenus. Cela participe à l’équilibre économique du déploiement des bornes, dont le coût d’installation et de raccordement au réseau est significatif.

Sur le plan environnemental, l’impact est considérable. En facilitant l’accès à une recharge verte, PostNL accélère la transition énergétique de toute la filière du transport routier. De nombreux transporteurs, notamment les petites et moyennes entreprises, hésitent à franchir le pas vers l’électrique en raison des incertitudes sur la recharge. Ce service clé en main lève un obstacle majeur. Par ailleurs, PostNL privilégie l’approvisionnement en électricité d’origine renouvelable pour alimenter ses hubs, garantissant ainsi un bilan carbone vertueux pour les kilomètres parcourus par les camions rechargés sur ses sites.

Les défis techniques et réglementaires à surmonter

La conversion d’un centre de tri en station de recharge pour poids lourds n’est pas triviale. Elle nécessite d’importants travaux d’adaptation du réseau électrique local. L’alimentation de plusieurs bornes haute puissance simultanément peut exiger un renforcement du raccordement au réseau public, voire l’installation de solutions de stockage d’énergie sur site pour lisser la demande et éviter les pics coûteux.

La gestion des flux est un autre défi. Il faut concevoir l’aménagement du site pour permettre la manœuvre de semi-remorques tout en garantissant la sécurité des autres usagers et du personnel. La tarification, la réservation des créneaux et le paiement doivent être fluidifiés via des applications dédiées pour éviter les files d’attente et maximiser l’efficacité opérationnelle des transporteurs clients.

Enfin, le cadre réglementaire évolue rapidement. PostNL doit naviguer parmi les normes de sécurité, les règles d’urbanisme pour ce changement d’usage partiel, et les potentielles obligations liées à la fourniture d’électricité en tant que service. Le modèle économique, entre abonnement, paiement à la session ou forfait, est également en construction.

Un projet pilote aux implications européennes

Les premiers hubs opérationnels de PostNL servent de démonstrateurs. Les données collectées sur les habitudes de recharge, la consommation énergétique et les modèles d’utilisation sont précieuses. Elles permettront d’affiner l’offre et d’optimiser la conception des futures stations, non seulement aux Pays-Bas mais potentiellement dans d’autres pays où le groupe est présent ou où des postes nationales pourraient s’inspirer de cette démarche.

Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large de valorisation des actifs logistiques. Face à la concurrence des pure players numériques, les opérateurs postaux historiques cherchent à monétiser leur principal avantage : un maillage physique dense et bien situé. La transformation en hub énergétique est une piste prometteuse, qui ajoute une corde à leur arc dans la logistique urbaine durable.

À plus long terme, ces hubs pourraient évoluer vers des micro-grids énergétiques intelligents, intégrant production solaire, stockage stationnaire et recharge bidirectionnelle (V2G). Les batteries des camions à l’arrêt pourraient alors servir de réserves d’énergie pour stabiliser le réseau local, créant une valeur ajoutée supplémentaire. Le projet de PostNL ouvre ainsi la voie à une reconfiguration profonde du rôle des nœuds logistiques dans le paysage énergétique et transport de demain.

Jaecoo 5 : Découverte du SUV hybride chinois inédit en France

Jaecoo 5 : premier contact avec le SUV hybride chinois

Le constructeur Omoda Jaecoo fait son entrée sur le marché français avec une offre de SUV hybrides inédite. Cette première rencontre nous permet de découvrir le Jaecoo 5, un modèle qui ambitionne de séduire les automobilistes en quête de technologie et d’efficacité énergétique. L’arrivée de ce véhicule témoigne de la montée en puissance des marques automobiles chinoises sur le Vieux Continent, avec une stratégie axée sur l’hybridation et un design affirmé.

Design du Jaecoo 5 SHS-H

Un design moderne et distinctif

Le Jaecoo 5 se présente avec une silhouette de SUV compact au design résolument contemporain. Sa calandre avant imposante, ses feux LED signature et ses lignes musculaires lui confèrent une présence routière notable. La philosophie de design mise en avant par Jaecoo cherche à marier élégance et robustesse, une approche qui répond aux attentes du segment des SUV urbains. Les finitions et la qualité perçue des matériaux extérieurs font partie des points d’attention pour cette nouvelle venue sur un marché européen très exigeant.

La technologie hybride au cœur de l’offre

La principale innovation du Jaecoo 5 réside dans sa motorisation hybride. Ce système combine un moteur thermique à un ou plusieurs moteurs électriques, permettant de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2, notamment en milieu urbain. La technologie hybride présentée vise à offrir une transition en douceur vers une mobilité plus sobre, sans les contraintes de recharge associées aux véhicules 100% électriques. Le comportement routier, la transition entre les sources d’énergie et la récupération d’énergie au freinage sont des aspects clés que les premiers essais permettent d’évaluer.

Un habitacle connecté et spacieux

À bord, le Jaecoo 5 mise sur un environnement numérique et spacieux. L’habitacle est dominé par un écran tactile central de grande dimension, servant d’interface pour le système multimédia, la navigation et les réglages du véhicule. La connectivité smartphone est évidemment de mise, tout comme une suite d’aides à la conduite (ADAS) censée rivaliser avec l’équipement standard du segment. L’espace pour les passagers arrière et le volume du coffre semblent conformes aux standards des SUV compacts, un point crucial pour les familles.

Positionnement et défis sur le marché français

L’arrivée du Jaecoo 5 en France représente un défi de taille. Le constructeur doit non seulement se faire connaître, mais aussi convaincre de la fiabilité, de la qualité de service après-vente et de la pertinence de son offre technique face à des concurrents européens, japonais et coréens bien établis. Le prix de vente et les garanties proposées seront des facteurs déterminants pour son adoption. Le choix de lancer le modèle avec une technologie hybride est stratégique, visant un marché large qui n’est pas encore prêt pour le tout électrique.

Premières impressions et perspectives

Ce premier contact avec le Jaecoo 5 laisse entrevoir un véhicule complet, qui mise sur des arguments tangibles : un design accrocheur, une technologie hybride d’actualité et un intérieur riche en équipements. La réussite de ce SUV chinois dépendra de sa capacité à tenir ses promesses en conditions réelles d’utilisation, en termes de fiabilité, de consommation et d’expérience de conduite. Il incarne la nouvelle vague de véhicules venus d’Asie, qui ne se contentent plus d’être économiques, mais ambitionnent de rivaliser sur tous les fronts avec les modèles traditionnels. Son parcours sur le marché français sera à observer avec attention.

SUV électrique Afeela : le prototype Sony-Honda au CES 2026 déçoit avant même sa sortie

CES 2026 – Le SUV électrique de Sony et Honda n’arrivera pas avant 2028 mais déçoit déjà

La marque Afeela, née de l’alliance entre Sony et Honda, a une nouvelle fois choisi le Consumer Electronics Show de Las Vegas pour dévoiler sa vision de la mobilité électrique. Après la berline prototype présentée il y a deux ans, c’est un SUV électrique qui a été mis en avant lors de l’édition 2026. Cependant, l’enthousiasme initial a rapidement laissé place à une certaine déception parmi les observateurs, d’autant plus que la commercialisation n’est pas prévue avant 2028.

Afeela SUV Prototype

Un design attendu mais peu audacieux

Le prototype de SUV Afeela présenté au CES 2026 arbore une silhouette typique des véhicules électriques contemporains, avec des lignes épurées, des feux à LED signatures et une calandre fermée. Si la finition semble soignée, les critiques pointent un manque flagrant d’innovation stylistique. Le design, jugé trop conventionnel, ne semble pas à la hauteur de l’ambition affichée par un partenariat entre un géant de l’électronique et un constructeur automobile historique. Beaucoup s’attendaient à une proposition plus radicale, capable de bousculer les codes établis par Tesla, Rivian ou les constructeurs premium allemands.

Des spécifications techniques dans la moyenne

Les informations techniques dévoilées sont restées très générales. Sony et Honda ont confirmé une plateforme électrique dédiée, une autonomie annoncée comme « compétitive » et des performances « dynamiques ». L’accent a été mis, comme à l’accoutumée pour Sony, sur l’expérience numérique à bord. Le véhicule doit servir de plateforme roulante pour les technologies de divertissement et les services connectés du groupe. Néanmoins, en l’absence de chiffres concrets sur la capacité de la batterie, la puissance ou les temps de recharge, il est difficile de se faire une idée précise de sa compétitivité face à des modèles qui seront sur le marché d’ici 2028.

Le retard à la commercialisation, un handicap majeur

L’annonce d’une mise sur le marché seulement prévue pour 2028 constitue le principal point d’inquiétude. Le paysage de la mobilité électrique évolue à une vitesse fulgurante. Ce qui peut sembler innovant en 2026 risque d’être parfaitement dépassé deux ans plus tard. D’ici là, la plupart des grands constructeurs auront renouvelé leurs gammes, les densités énergétiques des batteries auront progressé et le réseau de recharge rapide sera encore plus dense. Présenter un prototype aussi longtemps à l’avance expose le projet à un risque d’obsolescence perçue avant même son lancement.

Une stratégie de communication à réévaluer

La présence répétée d’Afeela au CES, le temple de l’innovation grand public, crée une attente très forte. Chaque apparition est scrutée à la recherche d’une avancée technologique majeure. Le fait de présenter un second prototype au design prudentiel et aux caractéristiques techniques floues peut être interprété comme un manque de substance réelle. Pour captiver le public et les futurs clients, le partenariat Sony-Honda devra, lors des prochaines étapes, démontrer une proposition de valeur unique et tangible qui justifie ce long délai de développement.

Conclusion : un projet qui doit encore prouver sa pertinence

Le SUV électrique Afeela présenté au CES 2026 soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Si l’alliance des savoir-faire de Sony en électronique et de Honda en ingénierie automobile reste prometteuse sur le papier, sa matérialisation tarde à convaincre. Le design peu audacieux, l’absence de données techniques précises et le calendrier de commercialisation lointain placent ce projet dans une position délicate. Il lui faudra, dans les deux années à venir, apporter des preuves concrètes d’innovation pour ne pas arriver sur le marché en étant déjà considéré comme un suiveur, et non comme un leader.

Jeep Wrangler et Grand Cherokee 4xe : retrait du site et arrêt de vente prolongé

Jeep Wrangler et Grand Cherokee 4xe retirés des configurateurs en ligne

Jeep a discrètement retiré les modèles hybrides rechargeables Wrangler 4xe et Grand Cherokee 4xe de ses configurateurs en ligne. Cette décision fait suite à un vaste rappel concernant ces véhicules, lié à un problème de fabrication pouvant entraîner des défaillances moteur graves. La situation a évolué vers une suspension indéfinie de la production, marquant un tournant significatif pour ces modèles phares.

Un retrait confirmé et une absence totale en ligne

Une visite sur le site officiel Jeep.com le confirme immédiatement. Les modèles Wrangler 4xe et Grand Cherokee 4xe ont disparu de la page dédiée aux véhicules « Électriques & Hybrides ». De plus, l’outil « Construire et Prix » pour le Wrangler 4xe 2026 est totalement absent. Pour les modèles de l’année 2025, les pages spécifiques aux versions 4xe redirigent systématiquement vers leurs équivalents à motorisation essence pure. Cette disparition crée une situation particulière pour les amateurs de tout-terrain, sachant que la version Grand Cherokee Trailhawk n’était proposée, jusqu’au dernier millésime, qu’avec la motorisation hybride rechargeable 4xe.

Le rappel pour risque d’incendie : origine de la crise

Le rappel officiel, annoncé en novembre, concernait un risque d’incendie du moteur. Les détails, communiqués discrètement aux concessionnaires, révélaient deux informations cruciales. Premièrement, Jeep ne disposait d’aucune solution corrective immédiate pour résoudre le problème technique, projetant plutôt une réparation disponible au deuxième trimestre 2026. Deuxièmement, en attendant cette solution, un ordre d’arrêt de vente a été imposé sur l’ensemble du stock existant chez les concessionnaires.

De l’arrêt de vente à l’arrêt de production

Initialement perçu comme une mesure temporaire, cet arrêt de vente semble s’être transformé en une interruption complète et de longue durée. Les retraits des configurateurs en ligne et l’absence de communication claire sur une date de retour laissent planer le doute sur le caractère temporaire de cette situation. L’incertitude règne quant à la disponibilité future de ces véhicules hybrides, pourtant centraux dans la stratégie électrifiée de la marque.

Conséquences pour la marque et les clients

Cette décision impacte directement la stratégie produit de Jeep. Les modèles 4xe représentaient une part importante de l’offre, notamment pour les versions haut de gamme et tout-terrain. Pour les clients, l’incertitude est totale, que ce soit pour l’achat d’un véhicule neuf ou pour la résolution du problème sur les modèles déjà livrés. L’absence de solution technique concrète et de calendrier précis prolonge cette période de flou.

Quel avenir pour les hybrides rechargeables Jeep ?

La question de la pérennité des modèles 4xe dans la gamme Jeep se pose désormais. Le silence de la marque et la durée estimée pour la mise au point d’un correctif technique laissent entrevoir des défis d’ingénierie complexes. Cette pause forcée pourrait également influencer la perception des véhicules hybrides de la marque sur le marché, au moment où la concurrence dans ce segment s’intensifie. L’industrie automobile observe désormais comment Stellantis, la maison-mère, va gérer cette crise technique et commerciale pour l’une de ses gammes les plus iconiques.

Toyota 86 NEO86 : Un Tuner Japonais Réinvente les Phares Escamotables

Le Retour des Phares Escamotables sur une Toyota 86 Moderne

Il est probablement raisonnable d’affirmer que l’ère des phares escamotables est révolue, du moins en ce qui concerne le design automobile contemporain. Depuis que Lamborghini a ressuscité la Countach et que Ferrari a réinterprété la Testarossa sans leurs célèbres clignotants escamotables, les espoirs d’un véritable retour de cette caractéristique rétro semblaient minces. Mais si les constructeurs ont tourné la page, les passionnés, eux, ne l’ont pas fait. C’est également le cas de Result Japan, un atelier de tuning qui dévoilera une Toyota 86 moderne équipée de phares escamotables au Tokyo Auto Salon 2026.

La NEO86 de Result Japan : Un Hommage Audacieux

Result Japan a baptisé sa création la NEO86. Vue de trois quarts arrière, on pourrait facilement la prendre pour une simple widebody de plus. Elle arbore en effet la célèbre livrée d’Initial D, un hommage récurrent à la Corolla AE86 de la série. Cependant, l’intérêt véritable apparaît lorsqu’on observe le profil latéral. On découvre alors des ailes avant au dessin plus incliné, des clignotants ambrés positionnés sur les côtés et, bien sûr, les fameux phares escamotables. L’effet est surprenant, presque une illusion d’optique, mais cela ne signifie pas pour autant que le résultat est déplaisant.

Toyota 86 NEO86 vue de trois quarts arrière

Les Modifications de la Toyota 86 NEO86

Les détails techniques exacts des modifications opérées par Result Japan ne sont pas entièrement dévoilés, mais certaines transformations sautent aux yeux. Les passages de roue ont été considérablement élargis, le capot a été retravaillé avec une découpe spécifique pour accueillir le mécanisme des phares, agrémentée d’un spoiler unique, et le pare-chocs avant s’éloigne radicalement de l’esthétique d’origine. Cette approche holistique, visant à intégrer parfaitement les phares escamotables dans la carrosserie, est à saluer. Le style peut diviser, mais il faut reconnaître que le travail va bien au-delà d’un simple remplacement des optiques d’origine par un montage approximatif.

Profil latéral de la Toyota 86 NEO86 avec phares escamotables

Un Pont Entre Deux Époques Automobiles

La NEO86 représente bien plus qu’un simple exercice de style. Elle incarne un pont tangible entre l’ADN sportif et ludique des années 80-90, symbolisé par la légendaire AE86 et ses phares escamotables, et la plateforme moderne et agile de la Toyota 86/Subaru BRZ actuelle. En fusionnant ces deux univers, Result Japan ne crée pas seulement une voiture unique ; il ravive une émotion particulière liée à une époque où le design automobile osait des formes plus hardies et des solutions mécaniques visibles. Ce projet démontre que la passion pour ces éléments rétro perdure au sein de la communauté du tuning, capable de réinterpréter le passé avec les outils et l’esthétique du présent.

L’Héritage des Phares Escamotables dans la Culture Tuning

Les phares escamotables occupent une place mythique dans la culture automobile. Au-delà de leur fonction pratique (améliorer l’aérodynamisme en position fermée), ils sont devenus un symbole d’identité et de caractère pour des icônes comme la Porsche 944, la Mazda RX-7 ou la Honda NSX. Leur disparition, principalement due à des réglementations de sécurité piétonne plus strictes, a marqué la fin d’une ère. Le projet NEO86 s’inscrit dans cette lignée en récupérant ce symbole pour l’adapter à une silhouette contemporaine. Il questionne ainsi la frontière entre nostalgie et innovation, prouvant que certains codes visuels du passé peuvent trouver une nouvelle jeunesse grâce au savoir-faire et à la créativité des ateliers spécialisés.

Vue de face de la Toyota 86 NEO86, phares relevés

En définitive, la Toyota 86 NEO86 de Result Japan est bien plus qu’un concept. C’est une déclaration d’amour à un détail de design intemporel, une démonstration de l’audace qui anime le tuning japonais, et une preuve que l’esprit des années dorées du sport automobile peut toujours inspirer les créations d’aujourd’hui. Son apparition au Tokyo Auto Salon 2026 sera sans aucun doute l’un des moments forts pour les puristes et les amateurs de références rétro.

Feux de Détresse en Conduite : Une Pratique Souvent Illégale par Mauvais Temps

Conduire avec ses feux de détresse par mauvais temps

La période hivernale rime souvent avec des trajets plus délicats dans de nombreuses régions. Lorsque la neige et la pluie verglaçante tombent et que la visibilité diminue, certains automobilistes ont le réflexe d’allumer leurs feux de détresse, dits « warnings », pour plus de sécurité. Le problème, selon les experts, est que cette pratique peut en réalité nuire à la sécurité au point d’être tout simplement interdite dans plusieurs États américains, une réglementation qui trouve des échos dans les bonnes pratiques de conduite en Europe.

Une législation variable selon les États

Ce dernier détail est souvent méconnu des conducteurs. Prenons l’exemple de la Pennsylvanie : l’État autorise l’utilisation des feux de détresse en mouvement, mais uniquement lorsque le conducteur ne peut maintenir la vitesse minimale autorisée, ou 25 mph (environ 40 km/h) dans une zone d’affaires ou résidentielle, causant ainsi une perturbation de la circulation.

Des approches plus strictes ailleurs

D’autres États adoptent une position plus ferme. Le code de la route de la Californie, par exemple, ne prévoit aucune exception pour l’utilisation des warnings en mouvement par mauvais temps ; ils ne doivent servir qu’à « avertir les autres usagers de la route d’accidents ou de dangers ». En dehors de cela, le véhicule doit généralement être à l’arrêt. La Floride, quant à elle, était notoirement opposée à l’usage des feux de détresse en conduite jusqu’en 2021, date à laquelle sa loi a évolué pour les autoriser explicitement en cas de « visibilité extrêmement réduite sur les routes limitées à 55 miles par heure (environ 90 km/h) ou plus ».

Pourquoi cette pratique est-elle controversée ?

Allumer ses feux de détresse en roulant peut créer de la confusion pour les autres usagers. Ces feux clignotants sont universellement reconnus comme un signal indiquant un véhicule à l’arrêt ou en situation de détresse grave. Leur utilisation en mouvement brouille ce message. De plus, ils désactivent souvent les clignotants, empêchant le conducteur de signaler ses changements de voie ou ses virages, augmentant ainsi les risques de collision. En conditions de faible visibilité, il est généralement recommandé d’allumer simplement ses feux de croisement ou ses antibrouillards avant et arrière si le véhicule en est équipé, et surtout, de réduire sa vitesse et d’augmenter les distances de sécurité.

Que dit la réglementation en France et en Europe ?

En France, l’utilisation des feux de détresse est strictement réglementée par le Code de la route. Ils ne doivent être utilisés que pour signaler un danger immédiat, notamment lorsque le véhicule est à l’arrêt ou circule à une vitesse anormalement réduite en raison d’un problème, ou pour prévenir d’un obstacle soudain sur la chaussée. Les utiliser en circulation normale, y compris sous une pluie battante ou dans le brouillard, est interdit et peut être sanctionné. Cette logique est partagée par de nombreux pays européens, qui privilégient l’usage des feux de brouillard avant et arrière en cas de très mauvaise visibilité.

Les bonnes pratiques à adopter

Face à une tempête de neige, un brouillard dense ou de fortes pluies, la priorité est d’adapter son comportement. Allumez vos feux de croisement. Utilisez vos feux de brouillard arrière uniquement si la visibilité est inférieure à 50 mètres, en pensant à les éteindre dès qu’elle s’améliore pour ne pas éblouir les usagers qui vous suivent. Ralentissez significativement, allongez votre distance de sécurité et évitez les manœuvres brusques. En cas d’extrême nécessité où vous devez circuler à une vitesse anormalement faible et dangereuse pour le flux de circulation, l’usage très temporaire des feux de détresse peut être justifié pour vous signaler comme un obstacle mobile, mais le mieux reste de quitter la route dès que possible.

Conclusion

Si l’intention de vouloir se rendre plus visible par mauvais temps est compréhensible, l’usage des feux de détresse en conduite est souvent une mauvaise solution, potentiellement illégale et source de confusion. La sécurité repose avant tout sur une conduite adaptée aux conditions, l’utilisation appropriée des autres feux du véhicule, et la prudence. Il est crucial de se renseigner sur la réglementation locale, car, comme le montrent les exemples américains, la loi peut varier considérablement d’un État à l’autre, tout comme les usages peuvent différer d’un pays européen à l’autre.

Les constructeurs chinois prévoient de produire des voitures aux États-Unis d’ici 2 à 3 ans

Les constructeurs chinois prévoient de produire des voitures aux États-Unis d’ici 2 à 3 ans

Le paysage automobile américain est sur le point de connaître une transformation majeure. Lors du Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas, un cadre supérieur du géant chinois Geely a confirmé les ambitions du groupe de s’implanter sur le marché nord-américain dans un avenir très proche.

Une annonce imminente pour le marché américain

Ash Sutcliffe, responsable de la communication mondiale du Geely Holding Group, a déclaré aux journalistes présents au CES que la question n’était plus de savoir « si » mais « quand et où » le groupe entrerait aux États-Unis. Il a indiqué qu’une annonce officielle concernant cette entrée était attendue dans les 24 à 36 prochains mois.

Geely, un conglomérat industriel massif, possède un portefeuille de marques prestigieuses et innovantes, notamment Volvo, Polestar, Lotus, Zeekr et Lynk & Co. Cette déclaration confirme les rumeurs persistantes sur les intentions des constructeurs automobiles chinois de rivaliser directement sur le sol américain, notamment dans le segment en pleine croissance des véhicules électriques.

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Une stratégie qui se précise

L’implication de Geely dans cette annonce est particulièrement significative. Contrairement à une approche isolée, le groupe semble préparer une offensive coordonnée de plusieurs de ses marques. Polestar et Volvo ont déjà établi une présence aux États-Unis, mais la production locale de véhicules, notamment électriques, marquerait un tournant stratégique.

Cette implantation permettrait de contourner les barrières tarifaires et de réduire les coûts logistiques, tout en répondant potentiellement aux critères d’incitations fiscales liées à la production nationale, comme ceux prévus par l’Inflation Reduction Act.

Le contexte d’une compétition mondiale accrue

Cette nouvelle intervient dans un contexte de concurrence féroce dans l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs chinois, soutenus par leur marché intérieur gigantesque et des chaînes d’approvisionnement avancées pour les batteries, cherchent à se globaliser.

L’Europe est déjà la cible d’une expansion massive des véhicules électriques chinois. Les États-Unis, deuxième plus grand marché automobile au monde, représentent l’étape ultime de cette internationalisation. Une usine de production sur le territoire américain serait le signal le plus fort d’une volonté de s’implanter durablement et de gagner la confiance des consommateurs.

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Implications pour le marché et les consommateurs

L’arrivée de nouveaux acteurs comme Geely et ses marques promet d’intensifier la concurrence, ce qui pourrait conduire à une plus grande innovation, une diversification de l’offre et potentiellement une pression sur les prix.

Pour les consommateurs américains, cela pourrait signifier un accès élargi à des technologies de véhicules électriques à des points de prix potentiellement plus compétitifs. Pour l’industrie domestique, cela représente à la fois un défi de taille et un catalyseur potentiel pour accélérer sa propre transition électrique et renforcer sa compétitivité.

Les deux à trois prochaines années seront donc cruciales pour observer la matérialisation de ces projets. L’annonce officielle de Geely, attendue d’ici 2026-2027, dessinera les contours de cette nouvelle ère pour l’automobile en Amérique du Nord.

Hyundai déploie une armée de robots humanoïdes dans son usine de Géorgie

Hyundai et son armée de robots humanoïdes pour l’usine de Géorgie

Lors du CES, Hyundai a dévoilé des volumes de production et des échéances précises pour son nouveau bataillon de robots. Ces informations actualisent le projet et marquent une étape concrète dans sa réalisation.

De Boston Dynamics à la production de masse

Il y a plusieurs années, Hyundai a réalisé un investissement majeur en rachetant Boston Dynamics, une société pionnière dans la robotique humanoïde depuis plus de trente ans. Cette acquisition a suivi la présentation par Hyundai de concepts de véhicules à mobilité originale. Aujourd’hui, la vision s’est précisée : l’entreprise considère que les robots bipèdes pourraient être plus efficaces pour assembler des automobiles que pour en être. L’objectif est désormais de les produire à grande échelle, avec une ambition de fabrication de 30 000 unités par an d’ici la fin de la décennie, afin de constituer une main-d’œuvre automatisée.

Une automatisation qui entre dans une nouvelle ère

Le concept d’automatisation des chaînes de montage n’est pas nouveau. La majorité des lignes d’assemblage modernes dépendent déjà d’un vaste réseau de machines interconnectées. Cependant, ces équipements, qu’il s’agisse de chariots autonomes ou de bras articulés massifs dédiés au soudage, à l’insertion de groupes motopropulseurs ou à la peinture, diffèrent radicalement des représentations de robots humanoïdes issues de la science-fiction. L’initiative de Hyundai vise précisément à combler cet écart en introduisant des robots à forme humaine sur le plancher de l’usine.

Les défis et les promesses de la robotique humanoïde en usine

L’intégration de robots humanoïdes dans un environnement industriel complexe comme une usine automobile représente un défi technologique de taille. Ces machines doivent non seulement reproduire la dextérité et la mobilité d’un opérateur humain pour des tâches fines, mais aussi interagir de manière sécurisée dans un espace partagé, s’adapter à des configurations variables et fonctionner de manière fiable sur de longues périodes. Le pari de Hyundai est que cette forme factorielle, inspirée de l’humain, offre une flexibilité supérieure pour naviguer dans des infrastructures conçues pour les personnes et pour utiliser des outils existants sans nécessiter de réaménagement complet des postes de travail.

Implications pour l’industrie et la main-d’œuvre

Ce projet à grande échelle soulève des questions sur l’avenir du travail dans le secteur manufacturier. Alors que l’automatisation a traditionnellement remplacé les tâches répétitives et dangereuses, l’avènement de robots humanoïdes polyvalents pourrait étendre cette transformation à un plus large éventail d’activités. Cette évolution pourrait conduire à une reconfiguration des rôles, où les compétences humaines se concentreraient davantage sur la supervision, la maintenance des systèmes complexes, le contrôle qualité et l’innovation. L’objectif annoncé par Hyundai n’est pas simplement de remplacer, mais de créer un écosystème collaboratif entre l’homme et la machine, visant une productivité et une sécurité accrues.

Une vision à long terme pour l’industrie 4.0

L’annonce de Hyundai ne se limite pas à un simple déploiement technologique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de définition de la prochaine génération d’usines, dites intelligentes. En maîtrisant à la fois la conception des véhicules et celle des robots qui les assemblent, le groupe cherche à créer une synergie unique. Cette intégration verticale pourrait permettre des gains d’efficacité significatifs, une personnalisation accrue des véhicules et une agilité de production renforcée. L’usine de Géorgie sert ainsi de banc d’essai et de vitrine pour cette vision, où l’armée de robots humanoïdes devient le symbole tangible d’une révolution industrielle en cours.

Subaru WRX 2025 : les ventes atteignent un plus bas historique

Subaru WRX 2025 : une chute vertigineuse des ventes

Une tendance inquiétante s’est confirmée tout au long de l’année 2025 pour la Subaru WRX. Ce modèle, qui n’est certes pas parfait mais dont la présence sur le marché est appréciée des passionnés, a enregistré une baisse considérable de ses volumes de vente par rapport à l’année précédente. Au début de ce déclin, le constructeur avait invoqué des niveaux de stock faibles et une décision de réaffecter une partie des capacités de production vers le nouveau Forester, laissant espérer un retournement de situation. La marque avait même indiqué viser une augmentation de la disponibilité de la sportive au cours des mois suivants.

Un bilan annuel sans appel

L’année 2025 est désormais terminée, et le constat est sans équivoque : la WRX a clôturé l’exercice avec une chute de 41,2% par rapport à 2024. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10 930 unités écoulées contre 18 587 l’année précédente. Cette performance marque un net décrochage et soulève des questions sur les causes profondes de cette désaffection.

Une reprise tardive et insuffisante

En analysant le dernier trimestre de l’année, la situation ne s’est pas redressée immédiatement. Le mois de septembre a enregistré une chute de 51%, octobre de 56%, et novembre de 46%. Ce n’est qu’au mois de décembre que Subaru a réalisé une percée significative pour se rapprocher des performances de 2024, avec 1 215 WRX vendues contre 1 797 un an plus tôt, soit un écart réduit à 32%. Malgré cette légère amélioration en fin d’année, le bilan global reste très négatif.

Le plus bas niveau depuis une décennie

La perspective sur les dix dernières années rend ce résultat encore plus alarmant. L’année 2025 constitue facilement le plus bas niveau de ventes de la WRX depuis qu’elle a quitté la nomenclature Impreza en 2015. Non seulement elle a massivement sous-performé par rapport au précédent record à la baisse de l’année dernière, mais elle a à peine dépassé le seuil symbolique des 11 000 unités. Ce recul historique interroge sur la position du modèle dans un marché en pleine mutation, où les berlines sportives à motorisation thermique font face à une concurrence accrue et à un changement des préférences des consommateurs.

Cette baisse spectaculaire des ventes de la Subaru WRX en 5e année de la génération VA/VC pourrait signaler un besoin de renouvellement ou d’adaptation stratégique pour la célèbre sportive à transmission intégrale, autrefois pilier incontournable de son segment.