Renault dissout Ampere : la fin de sa filiale 100% électrique pour simplifier le groupe

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Renault prend une décision radicale pour sa filiale dédiée aux voitures électriques

Renault opère un virage stratégique majeur en annonçant la dissolution d’Ampere, sa filiale entièrement consacrée à la mobilité électrique. Cette décision, impulsée par la nouvelle direction générale, vise à simplifier l’architecture organisationnelle du constructeur français et à réintégrer les compétences et projets électriques au cœur même du groupe historique. Cette restructuration marque la fin d’une aventure lancée avec ambition pour accélérer la transition énergétique, mais dont le modèle est aujourd’hui remis en question.

Montage de la Renault Megane E-Tech

Les raisons derrière la dissolution d’Ampere

La création d’Ampere était perçue comme un moyen de donner une agilité startup à la transition électrique de Renault, en la protégeant des lourdeurs structurelles du groupe traditionnel. Cependant, cette séparation a également créé des complexités opérationnelles, des doublons et parfois un manque de synergie. Le nouveau directeur général, en poste pour redresser la profitabilité et l’efficacité du groupe, a estimé qu’une structure unifiée était préférable. L’objectif est désormais de faire de l’électrique une compétence centrale et intégrée, plutôt qu’une entité périphérique, afin de mieux mobiliser l’ensemble des ressources, de la R&D à la production.

Les conséquences pour la stratégie électrique de Renault

Cette décision ne signifie en aucun cas un ralentissement de la stratégie électrique de Renault. Au contraire, le groupe réaffirme ses engagements en la matière. La réintégration des équipes et projets d’Ampere doit permettre d’accélérer le développement des futurs modèles sur les plateformes électriques dédiées, comme celle de la Megane E-Tech et de la future Renault 5. L’enjeu est de gagner en cohérence et en rapidité d’exécution. Les investissements prévus dans les usines électriques, notamment l’ElectriCity dans le nord de la France, se poursuivront sans interruption. Cette réorganisation vise à renforcer la compétitivité face à la concurrence acharnée, notamment chinoise, sur le marché des véhicules électriques.

Un nouveau chapitre pour l’industrie automobile française

Le démantèlement d’Ampere est un signal fort envoyé à toute l’industrie. Il illustre la difficulté de concilier deux cultures organisationnelles radicalement différentes au sein d’un même groupe historique. Cette tentative de créer une « scale-up » interne, bien que courante dans le secteur, montre ses limites lorsque la coordination avec le reste de l’entreprise devient cruciale pour les économies d’échelle et le partage des technologies. L’avenir dira si ce recentrage vers un modèle intégré permettra à Renault de tenir son calendrier électrique ambitieux et de maintenir son leadership européen dans cette transition.

Les défis à venir pour le groupe Renault

Le principal défi consistera à réussir la fusion culturelle et opérationnelle sans perdre l’esprit d’innovation et la vitesse d’exécution qu’Ampere était censé incarner. La gestion des talents et la motivation des équipes issues de la filiale seront également des points d’attention. Sur le plan marché, Renault devra continuer à communiquer clairement sur sa feuille de route électrique pour rassurer les investisseurs et les clients. Cette période de transition, bien que complexe, pourrait finalement forger un groupe plus résilient et mieux armé pour la décennie électrique à venir, à condition que la simplification promise se concrétise pleinement dans les faits.

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