Une McLaren Elva légèrement accidentée aux enchères
Une occasion rare se présente pour les passionnés de supercars et les adeptes de projets de restauration : une McLaren Elva, évaluée à environ 2 millions de dollars et produite à seulement 149 exemplaires, est actuellement proposée aux enchères sur la plateforme Copart. Le temps est compté, avec moins de 24 heures restantes pour soumissionner. Le véhicule, qui roule et conduit, arbore une belle couleur et reste fidèle à la vision de Bruce McLaren en étant dépourvu de pare-brise. L’opportunité est si tentante qu’elle pourrait pousser certains à reconsidérer leur budget.
Mise à jour : un propriétaire célèbre
Selon des informations récentes, cette Elva aurait appartenu à Austin Russell, l’ancien PDG de Luminar, qui a quitté la société de lidar qu’il a fondée en mai dernier. On ignore s’il était toujours propriétaire du véhicule au moment de l’accident ou s’il se trouvait au volant, ce qui ajoute une touche de mystère à cette vente.
Analyse des dégâts sur la McLaren Elva
Les dommages semblent, à première vue, relativement contenus, mais avec une réserve importante. L’Elva donne l’impression d’avoir percuté de front et de s’être engagée sous un objet plus haut, comme l’attestent l’avant froissé et de longues éraflures remontant le long des ailes avant. L’hypothèse d’un choc avec l’arrière d’un camion, scénario terrifiant pour le conducteur, est plausible. Par ailleurs, l’espace anormalement grand entre les pneus avant et les passages de roue suggère que le système hydraulique de soulèvement de l’essieu avant pourrait être bloqué.
Une opportunité pour les spécialistes
Malgré les impacts visibles, le fait que la voiture « roule et conduit » est un point extrêmement positif. Cela indique que les éléments mécaniques vitaux, comme le moteur et la transmission, n’ont probablement pas subi de dommages catastrophiques. La restauration d’un tel joyau, bien que complexe et coûteuse, représente un projet unique pour un atelier spécialisé ou un collectionneur averti. La rareté du modèle, pièce maîtresse de la gamme Ultimate Series de McLaren, garantit son statut d’objet de désir et de valeur patrimoniale.
Le contexte de la McLaren Elva
La McLaren Elva est bien plus qu’une simple supercar. Conçue comme un roadster barchetta ultra-léger, elle tire son nom des voitures de sport des années 1960 conçues par Bruce McLaren. Son absence de pare-brise, de toit et de vitres latérales en fait une expérience de conduite pure et sensorielle, protégée des turbulences par un système actif de gestion de l’air (AAMS). Propulsée par un V8 biturbo de 804 chevaux, elle incarne l’apogée de l’ingénierie et du design contemporains de McLaren.
Le marché des supercars accidentées
La vente aux enchères de véhicules haut de gamme accidentés est un segment de niche mais actif. Des modèles comme cette Elva attirent des acheteurs cherchant à acquérir une technologie de pointe à un prix inférieur au marché, en assumant les risques et les coûts de réparation. Ces enchères sont souvent le théâtre de batailles serrées entre professionnels de la restauration et collectionneurs privés. Le résultat de la vente de cette Elva sera donc scruté avec attention par l’industrie.