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L’ancien patron de Ferrari n’aurait jamais construit la Luce électrique

L'ex-patron de Ferrari critique la Luce électrique, tandis que les accords US-UK menacent les importations de Toyota. Analyse complète.

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L’ancien président de Ferrari, Luca di Montezemolo, affirme qu’il n’aurait jamais construit la voiture électrique Luce, provoquant une vive polémique en Italie.

Les critiques cinglantes de l’ex-président de Ferrari

Luca di Montezemolo, qui a dirigé Ferrari pendant près de trois décennies, n’a pas mâché ses mots concernant le nouveau modèle électrique de la marque, la Ferrari Luce. Interrogé par des journalistes, l’ancien patron a déclaré : « Si je devais dire ce que je pense vraiment, je ferais du mal à Ferrari. Nous prenons le risque de détruire un mythe, et j’en suis profondément désolé. »

💡 La Ferrari Luce, le premier véhicule entièrement électrique du constructeur, a suscité une vague d’indignation bien au-delà des cercles d’initiés. Montezemolo a ajouté, avec une ironie mordante : « J’espère qu’ils retireront au moins le Cheval Cabré de cette voiture. C’est assurément un modèle que les Chinois ne prendront pas la peine de copier. »

La classe politique italienne s’en mêle

Les attaques ne viennent pas seulement d’anciens dirigeants. Matteo Salvini, le ministre italien des Transports, a renchéri en déclarant : « Qui sait ce qu’Enzo Ferrari aurait dit ? » Cette phrase, lourde de sous-entendus, reflète le malaise général dans un pays où Ferrari est considérée comme un trésor national. Beaucoup estiment que le virage électrique de la marque trahit son héritage thermique, symbolisé par des moteurs V12 rugissants.

Pour l’instant, Ferrari n’a pas officiellement répondu aux critiques de son ancien président. Mais l’incident met en lumière les tensions internes autour de la stratégie d’électrification forcée, alors que l’Union européenne impose la fin des moteurs à combustion neuves d’ici 2035.

Les accords commerciaux US-UK menacent les importations automobiles

🚢 Dans un tout autre registre, les constructeurs automobiles britanniques font face à un défi logistique et tarifaire. Les termes de l’accord commercial entre les États-Unis et le Royaume-Uni prévoient un droit de douane de 10 % pour les 100 000 premiers véhicules importés annuellement (ou 25 000 par trimestre). Au-delà de ce quota, le tarif bondit à 27,5 % par voiture.

La Toyota GR Corolla, symbole d’un risque de dépassement

Cette clause pourrait être mise à rude épreuve par l’arrivée de la nouvelle Toyota GR Corolla, fabriquée au Royaume-Uni. Ce modèle sportif, très attendu par les amateurs de conduite, risque de faire exploser les volumes d’exportation vers les États-Unis. Si les 100 000 unités sont dépassées, le surcoût tarifaire pénaliserait lourdement la compétitivité du modèle, et par ricochet, l’ensemble de l’industrie automobile britannique.

Les analystes estiment que Toyota pourrait être contraint de modérer ses livraisons ou de répercuter la hausse des prix sur les consommateurs américains, ce qui refroidirait la demande. Cet exemple illustre les complexités des accords post-Brexit, où chaque modèle à succès peut devenir un levier ou un boulet pour les exportateurs.

En résumé, cette édition de The Downshift met en lumière deux actualités chaudes : la controverse autour de la Ferrari électrique, qui divise jusqu’au sommet de l’entreprise, et les menaces pesant sur les flux automobiles transatlantiques. Deux dossiers à suivre de près dans les prochains mois.

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