Pharmat et Beev : un partenariat stratégique pour la recharge électrique à domicile des salariés

Pharmat s’appuie sur Beev pour équiper ses collaborateurs en bornes de recharge

Dans une initiative visant à accélérer la mobilité durable en interne, le groupe Pharmat a officialisé un partenariat avec la société Beev. L’objectif central de cette collaboration est de faciliter et de financer l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques au domicile des salariés de l’entreprise. Cette démarche s’inscrit dans une politique RSE plus large, répondant à la fois aux attentes des collaborateurs et aux impératifs environnementaux actuels.

Beev Pharmat

Cette image illustre le partenariat entre Beev et Pharmat, symbolisant l’engagement conjoint vers une mobilité professionnelle décarbonée.

Simplifier la transition électrique pour les employés

Le principal frein à l’adoption d’un véhicule électrique reste souvent la question de la recharge pratique et quotidienne. En proposant une solution clé en main pour l’installation à domicile, Pharmat lève un obstacle majeur pour ses collaborateurs. Beev, en tant qu’expert du secteur, prend en charge l’ensemble du processus : audit technique, conseil sur le modèle de borne, recherche des aides financières disponibles, installation par un professionnel certifié IRVE et suivi dans la durée.

Ce service intégré permet au salarié de bénéficier d’une infrastructure fiable sans avoir à gérer les complexités administratives et techniques. L’entreprise, de son côté, offre un avantage concret et valorisant, améliorant ainsi sa marque employeur et son attractivité. Il s’agit d’une mesure tangible qui dépasse le simple cadre de la compensation financière pour aborder une logique de soutien infrastructurel.

Les avantages d’une flotte automobile verte pour l’entreprise

Pour une entreprise comme Pharmat, encourager l’électrification des déplacements de ses collaborateurs présente plusieurs bénéfices stratégiques. Au-delà de l’image positive associée à une politique environnementale active, cette démarche permet de maîtriser à terme les coûts liés aux déplacements professionnels. Les véhicules électriques affichent un coût d’usage généralement inférieur à celui des modèles thermiques, notamment sur le poste carburant/énergie et l’entretien.

De plus, cette initiative s’aligne avec les réglementations de plus en plus strictes concernant les émissions de CO2 des parcs automobiles d’entreprise. Anticiper ces obligations par des mesures incitatives plutôt que contraignantes est un gage de sérénité et de responsabilité. Elle participe également à l’atteinte des objectifs de réduction de l’empreinte carbone globale de l’organisation, un critère désormais scruté par les investisseurs et les clients.

Beev : un acteur spécialisé au service des entreprises

Le choix de Beev par Pharmat n’est pas anodin. Cette société s’est positionnée comme un interlocuteur privilégié pour les entreprises souhaitant déployer une stratégie de mobilité électrique. Son offre va bien au-delà de la simple fourniture de matériel. Elle propose un écosystème complet incluant le conseil en amont, l’accès à des financements avantageux, une plateforme de gestion et un suivi des performances des installations.

La force de Beev réside dans sa capacité à agréger les différentes aides disponibles – comme les subventions de l’État, les programmes des régions ou les offres des fournisseurs d’énergie – pour minimiser le reste à charge pour l’entreprise ou le salarié. Son réseau d’installateurs qualifiés garantit également des réalisations aux normes et éligibles à ces financements, un point crucial pour la sécurité et la pérennité des installations.

Une tendance de fond dans le monde de l’entreprise

L’initiative de Pharmat s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans le secteur privé et public. De plus en plus d’organisations intègrent la mobilité électrique dans leur palette d’avantages sociaux ou dans leur politique de gestion de flotte. Proposer l’installation d’une borne à domicile représente l’étape supérieure, car elle adresse le point de recharge principal, celui qui conditionne l’expérience utilisateur au quotidien.

Cette approche est souvent complétée par d’autres dispositifs : mise à disposition de véhicules électriques en libre-service, installation de bornes sur les parkings du siège social, participation aux frais d’électricité pour la recharge domiciliaire, ou mise en place d’un budget mobilité durable. Ces mesures combinées créent un environnement favorable qui rend la transition non seulement possible mais aussi attractive et simple pour le collaborateur.

En conclusion, le partenariat entre Pharmat et Beev illustre la maturité croissante des solutions de mobilité électrique destinées aux entreprises. Il démontre que la transition énergétique dans les transports passe aussi par des initiatives concrètes et facilitantes au niveau des ressources humaines. En traitant la question de la recharge à la source, c’est-à-dire au domicile, les entreprises peuvent jouer un rôle décisif dans l’accélération du changement vers une mobilité plus propre.

Fin des véhicules thermiques en 2035 : 200 acteurs européens pressent l’UE de maintenir le cap

Fin du thermique en 2035 : une coalition industrielle défend la transition électrique

Alors que le débat fait rage autour de l’échéance 2035 pour la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique, un front inattendu se dessine. Contre la voix de certains constructeurs automobiles réclamant plus de flexibilité, près de 200 entreprises et organisations européennes, principalement issues de la filière de la mobilité électrique, interpellent directement la Commission européenne. Leur message est sans équivoque : il est impératif de ne pas renoncer à cet objectif climatique majeur et de maintenir une réglementation claire et stable pour garantir les investissements et l’innovation.

Véhicule électrique en essai sur route

Un plaidoyer pour la sécurité juridique et la planification industrielle

La requête de ces acteurs, qui incluent des producteurs d’énergie, des opérateurs de recharge, des startups technologiques et des investisseurs, repose sur un argument économique central : la sécurité juridique. La réglementation européenne, en fixant un horizon précis, a permis de débloquer des milliards d’euros d’investissements privés dans toute la chaîne de valeur de l’électromobilité. Toute remise en cause ou tout assouplissement significatif créerait une incertitude dommageable, risquant de freiner ces investissements et de compromettre la compétitivité industrielle de l’Europe face à la Chine et aux États-Unis.

Ces entreprises soulignent que la transition est déjà en marche. Les capacités de production de batteries se développent, le réseau de bornes de recharge s’étend, et l’offre de modèles électriques se diversifie. Reculer sur l’échéance de 2035 enverrait, selon elles, un signal désastreux, sapant la confiance des marchés et retardant la nécessaire transformation du secteur automobile européen.

Répondre aux craintes sans diluer l’ambition

Les signataires reconnaissent les défis persistants, tels que le déploiement encore inégal de l’infrastructure de recharge ou le coût d’acquisition des véhicules. Cependant, ils estiment que la réponse doit venir d’un renforcement des politiques d’accompagnement – aides à l’achat, accélération du déploiement des bornes, intégration des énergies renouvelables – et non d’un abandon de l’objectif final. Ils appellent donc les institutions européennes à résister aux pressions et à se concentrer sur la mise en œuvre efficace du cadre réglementaire existant, notamment le règlement sur les infrastructures de carburants alternatifs (AFIR).

Cette prise de position collective met en lumière une fracture au sein de l’écosystème de la mobilité. D’un côté, une partie des constructeurs historiques, héritiers d’un siècle de technologie thermique, cherche à gagner du temps. De l’autre, une nouvelle industrie, née avec l’électrification, réclame de la visibilité pour consolider ses avancées et préparer l’avenir. Le bras de fer est désormais politique, et la décision de Bruxelles sera déterminante pour la trajectoire écologique et industrielle du continent.

L’Europe à un carrefour de sa transition énergétique

L’enjeu dépasse largement le seul secteur automobile. La date de 2035 est devenue un symbole de la capacité de l’Union européenne à tenir ses engagements climatiques pris dans le cadre de l’Accord de Paris. Pour les partisans d’une action ferme, toute flexibilité introduite sur ce texte emblématique ouvrirait la porte à un affaiblissement général des politiques environnementales européennes. La lettre des 200 acteurs sert ainsi de rappel : la transition verte est aussi une formidable opportunité économique et industrielle, à condition que les règles du jeu restent stables et ambitieuses. Les prochains mois seront cruciaux pour observer si la Commission européenne, prise entre des intérêts divergents, maintiendra sa ligne ou optera pour un compromis qui pourrait redéfinir le rythme de la décarbonation des transports en Europe.

Bugatti électrique Rimac : la révolution des batteries solides pour l’hypercar de demain

Rimac prépare une Bugatti électrique avec des batteries solides innovantes

Connu pour l’hypercar électrique Nevera, Rimac Group s’est imposé comme un acteur majeur dans le développement de composants de haute technologie pour la mobilité électrique. Le constructeur croate, qui détient Bugatti depuis 2021, travaille désormais sur l’avenir de la marque française. Le projet le plus ambitieux concerne le développement d’un futur modèle Bugatti 100% électrique, dont la pierre angulaire technologique serait une nouvelle génération de batteries à électrolyte solide.

Bugatti Tourbillon

L’expertise Rimac au service de l’héritage Bugatti

La fusion des compétences entre Rimac Technology et Bugatti Automobiles crée un terreau unique pour l’innovation. D’un côté, Bugatti apporte son héritage centenaire en matière d’ingénierie de pointe, de design audacieux et de performances extrêmes. De l’autre, Rimac injecte son savoir-faire de rupture dans les domaines de la propulsion électrique, des systèmes de batterie haute tension et des logiciels de gestion de véhicule. Cette symbiose est essentielle pour concevoir une hypercar électrique qui soit digne du cheval dansant, tant sur le plan des sensations que de l’exclusivité technique.

Le Bugatti Tourbillon, présenté récemment avec un moteur thermique V16 hybride, marque une transition. Cependant, la vision à long terme de Mate Rimac, le fondateur du groupe, est clairement électrique. Le défi n’est pas simplement de remplacer un moteur à combustion par des moteurs électriques, mais de repenser l’hypercar autour des possibilités offertes par l’électrification, tout en préservant l’émotion et le caractère propres à Bugatti.

La promesse des batteries à électrolyte solide

Le cœur de cette future Bugatti électrique résidera dans sa batterie. Rimac mise sur la technologie des batteries à électrolyte solide, considérée par beaucoup comme le Saint Graal de l’électromobilité. Contrairement aux batteries lithium-ion actuelles qui utilisent un électrolyte liquide ou polymère, les batteries solides remplacent ce composant par un matériau solide, céramique le plus souvent.

Cette évolution apporte des avantages décisifs pour une application hypercar :

  • Densité énergétique supérieure : Elles pourraient stocker significativement plus d’énergie dans le même volume, augmentant l’autonomie sans alourdir le véhicule.
  • Chargement ultra-rapide : Leur structure permet de supporter des puissances de charge extrêmement élevées, réduisant le temps passé à une borne à quelques minutes seulement.
  • Sécurité améliorée : L’absence d’électrolyte liquide inflammable réduit considérablement les risques d’incendie, même en cas de dommage important.
  • Longévité accrue : Elles sont moins sujettes à la dégradation au fil des cycles de charge, un point crucial pour un véhicule d’exception.

Pour Bugatti, ces caractéristiques sont fondamentales. Une densité énergétique plus élevée permet de concevoir une batterie plus compacte, libérant de l’espace pour l’aérodynamique ou l’habitabilité. La charge ultra-rapide est indispensable pour des trajets longs où chaque minute compte. Enfin, la sécurité et la fiabilité sont des exigences non négociables pour la marque.

Défis techniques et feuille de route

Si les promesses sont immenses, le chemin vers l’industrialisation est semé d’embûches. Les principaux défis que doivent relever les ingénieurs de Rimac concernent la durabilité des interfaces entre les matériaux solides, la conductivité ionique à basse température et les coûts de production. La fabrication à l’échelle requise pour un véhicule de série, même en volumes limités comme chez Bugatti, représente un saut technologique majeur.

Les rumeurs et les déclarations de Mate Rimac laissent entendre que cette Bugatti à batteries solides ne serait pas une simple évolution, mais un modèle entièrement nouveau, succédant à la lignée Chiron/Tourbillon. Son développement est probablement étalé sur plusieurs années, avec un horizon de commercialisation vers la fin de la décennie. Ce calendrier correspond aux prévisions de plusieurs grands équipementiers automobiles concernant la maturité de la technologie des batteries solides.

Ce futur modèle aura pour mission de démontrer que l’hypercar électrique peut surpasser l’hypercar thermique sur tous les tableaux : performances brutes, reproductibilité de ces performances, sensations de conduite et expérience utilisateur globale. Il ne s’agira pas seulement d’accélération, mais d’un ensemble cohérent où la technologie des batteries solides permettra de nouvelles libertés en matière de design, de dynamique et d’usage.

Un impact potentiel sur toute l’industrie

Le projet Bugatti de Rimac dépasse le cadre d’un simple véhicule de prestige. Il agit comme un laboratoire à haute intensité pour la technologie des batteries solides. Les solutions développées pour résoudre les problèmes de puissance, de refroidissement et de gestion thermique sur une hypercar capable de plus de 400 km/h auront des retombées sur les produits plus accessibles de Rimac Technology, fournisseur pour d’autres grands constructeurs.

En réussissant à intégrer cette technologie de rupture dans une Bugatti, Rimac en démontrerait la fiabilité et la performance dans les conditions les plus exigeantes qui soient. Cela accélérerait sans aucun doute son adoption dans le segment des véhicules de luxe et de sport, avant une éventuelle diffusion plus large. La course à la batterie solide est lancée, et le partenariat Rimac-Bugatti pourrait bien en être un fer de lance décisif, prouvant que l’avenir de la performance automobile suprême est électrique et solide.

Fiat Topolino : la mini voiture électrique qui défie les géants américains

Fiat va oser lancer sa mini voiture électrique dans le pays des énormes pick-up

Dans un marché américain traditionnellement dominé par les pick-up surdimensionnés, Fiat prépare une offensive audacieuse. Le constructeur italien s’apprête à exporter son modèle le plus compact, la Topolino, de l’autre côté de l’Atlantique. Cette microcar 100% électrique incarne un pari stratégique et un contraste saisissant face à la culture automobile locale.

FIAT Topolino

Convaincu du potentiel de ce véhicule urbain, Fiat a décidé de lui faire vivre l’American Dream. Cette annonce a été orchestrée avec un sens certain du storytelling, coïncidant avec le dévoilement d’une version artistique spéciale à l’occasion de la prestigieuse Miami Art Week. Cette initiative vise clairement à capter l’attention d’une clientèle urbaine, jeune et sensible aux questions de mobilité durable et d’expression artistique.

Le défi de la micro-mobilité sur le sol américain

Introduire un véhicule de la catégorie des quadricycles lourds, ou microcars, aux États-Unis représente un défi de taille. L’infrastructure routière, les habitudes de consommation et les distances parcourues sont radicalement différentes de celles des villes européennes pour lesquelles la Topolino a été conçue. Fiat mise cependant sur l’évolution des mentalités dans les grandes métropoles, où l’encombrement, le stationnement et les émissions polluantes deviennent des problématiques centrales.

La Topolino, avec ses dimensions extrêmement réduites, offre une réponse concrète à ces défis urbains. Son lancement américain interroge la possibilité d’un changement de paradigme, même marginal, dans un pays où la puissance et la taille ont longtemps symbolisé la liberté automobile.

Les atouts de la Fiat Topolino pour séduire le marché US

Pour réussir son implantation, la Topolino ne peut pas simplement être présentée comme une petite voiture. Fiat doit en faire un objet de désir, un symbole. Plusieurs arguments peuvent jouer en sa faveur. Son design rétro et attachant, inspiré de la Fiat 500 originelle, possède un capital sympathie important. Son statut de véhicule 100% électrique répond à une demande croissante, notamment en Californie et dans les États à la législation environnementale stricte.

Son coût d’usage, très faible comparé à celui d’un pick-up ou d’un SUV, constitue également un argument économique de poids, surtout dans un contexte d’inflation. Enfin, sa maniabilité en ville et la facilité de stationnement qu’elle procure sont des avantages tangibles pour les citadins.

Une stratégie de communication ciblée et évènementielle

Le choix de Miami et de sa semaine de l’art pour l’annonce officielle n’est pas anodin. Il révèle une stratégie de positionnement haut de gamme et culturel. En associant la Topolino à l’art et au design, Fiat cherche à transcender sa simple fonction utilitaire. La voiture devient un accessoire de mode, un objet lifestyle pour une clientèle avertie et influente.

Cette approche permet de créer un récit médiatique fort et de toucher une audience qui, bien que niche, peut être prescriptrice. Il s’agit de faire de la Topolino un phénomène, une curiosité positive, avant même sa commercialisation à grande échelle.

Quel avenir pour les microcars électriques aux États-Unis ?

Le succès ou l’échec de la Fiat Topolino ouvrira une voie significative pour la micro-mobilité électrique aux États-Unis. Si elle trouve son public, elle pourrait encourager d’autres constructeurs à proposer des véhicules similaires, contribuant à diversifier une offre aujourd’hui très concentrée sur les SUV et les trucks.

Son parcours sera scruté avec attention par l’industrie automobile. Il testera la résilience des traditions face à l’innovation et l’adaptation des modèles de mobilité urbaine à l’échelle d’un continent. L’audace de Fiat consiste précisément à croire que même au pays des géants, il existe une place pour la miniaturisation intelligente et l’électrification radicale. L’aventure américaine de la Topolino est bien plus qu’un simple lancement produit ; c’est une expérience sociétale sur roues.

Automobilistes 2026 : les changements majeurs du bonus, malus et contrôle technique

Ce qui va changer le 1er janvier 2026 pour les automobilistes

La nouvelle année approche. Et comme de coutume, elle apportera son lot de changements. Voici l’inventaire des évolutions qui toucheront les conducteurs, avec malheureusement beaucoup de mauvaises nouvelles.

Illustration d'une voiture en ville

Une réforme profonde du système bonus-malus écologique

Le dispositif d’incitation financière à l’achat de véhicules propres connaîtra un resserrement significatif à compter du 1er janvier 2026. Le gouvernement a annoncé un durcissement des critères d’éligibilité au bonus, visant à recentrer les aides publiques sur les modèles les plus vertueux. Concrètement, le plafond de prix des véhicules éligibles pourrait être revu à la baisse, excluant de fait certains modèles électriques premium du dispositif. Parallèlement, le malus écologique, cette taxe sur les véhicules les plus polluants, s’alourdira. Le barème sera étendu à des véhicules émettant moins de CO2 qu’auparavant, et les tranches les plus élevées verront leur montant augmenter de manière substantielle. L’objectif affiché est d’accélérer le renouvellement du parc automobile vers des motorisations moins émettrices.

Un contrôle technique renforcé et plus exigeant

L’autre grand chantier réglementaire concerne le contrôle technique. La réforme, préparée depuis plusieurs mois, entrera pleinement en vigueur au 1er janvier 2026. Elle se traduira par une inspection plus poussée de certains éléments de sécurité et d’environnement. Les contrôles des systèmes de freinage et de suspension seront approfondis. L’examen des émissions polluantes, notamment pour les véhicules essence et diesel, sera réalisé avec des seuils de tolérance réduits, pouvant entraîner plus de contre-visites. Les défauts seront désormais classés selon une nomenclature révisée, avec une gradation plus précise entre les anomalies mineures, majeures et critiques. Les propriétaires de véhicules anciens doivent s’attendre à un examen particulièrement attentif de l’état général de leur auto.

Les autres évolutions réglementaires à anticiper

Au-delà de ces deux piliers, d’autres ajustements impacteront le quotidien des automobilistes. Les zones à faibles émissions mobilité, les ZFE-m, continueront leur déploiement dans les métropoles. Les critères d’accès, définis par les vignettes Crit’Air, pourront être durcis localement, restreignant davantage la circulation des véhicules les plus anciens en centre-ville. Les règles de stationnement pourraient également évoluer dans de nombreuses communes, avec une tarification souvent plus dissuasive pour les véhicules thermiques et des avantages maintenus pour les électriques. Enfin, la fiscalité sur les carburants et sur l’assurance automobile fait l’objet de discussions, laissant présager des ajustements possibles dans le cadre de la loi de finances pour 2026.

Les conséquences pratiques pour les conducteurs

Pour les particuliers envisageant un achat, ces changements impliquent une réflexion stratégique. L’opportunité d’acquérir un véhicule électrique avec une aide de l’État pourrait se réduire, poussant à avancer un projet d’achat avant la fin de l’année 2025. À l’inverse, l’achat d’un véhicule neuf thermique puissant deviendra nettement plus onéreux en raison du malus alourdi. Pour les possesseurs de voitures anciennes, le contrôle technique renforcé représente un risque accru de contre-visite ou de mise en fourrière en cas de défaut critique. Il est donc prudent de faire vérifier son véhicule en amont par un mécanicien de confiance. Ces mesures, bien que perçues comme contraignantes, s’inscrivent dans une politique de transition écologique visant à décarboner les transports. Elles s’accompagnent d’un effort parallèle sur le déploiement des bornes de recharge et les aides à la conversion, mais marquent indéniablement un tournant vers une exigence accrue envers les automobilistes.

L’année 2026 s’annonce ainsi comme une étape charnière, où la pression réglementaire et fiscale sur l’automobile individuelle va crescendo. La convergence d’un bonus réduit, d’un malus étendu et d’un contrôle technique plus strict redéfinit le paysage de la mobilité. Les conducteurs devront s’adapter à un cadre où le coût de possession d’un véhicule polluant augmente, tandis que les alternatives propres, bien que soutenues, voient leur accès devenir plus sélectif. Cette période de transition nécessite une vigilance accrue sur les évolutions législatives et une anticipation dans les choix de mobilité.

Nissan NX8 : le nouveau SUV électrique aux atouts prometteurs, mais réservé à la Chine

Nissan NX8 : un nouveau SUV électrique pour la Chine

Nissan vient de franchir une étape clé pour lancer son nouveau grand SUV électrique, le NX8, en déposant une demande d’homologation sur le marché chinois. Ce véhicule, développé en partenariat avec Dongfeng, s’inscrit dans la stratégie d’offensive électrique du constructeur japonais. Son lancement commercial est prévu pour le premier semestre 2026, marquant une nouvelle avancée dans l’électrification de la gamme Nissan en Asie.

Nissan NX8 SUV électrique vue avant

Les atouts techniques attendus du Nissan NX8

Bien que les spécifications techniques détaillées n’aient pas encore été officiellement dévoilées, le NX8 se positionne comme un grand SUV. On peut s’attendre à ce qu’il tire parti des dernières avancées de la plateforme CMF-EV dédiée aux véhicules électriques de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Cette architecture permet généralement des autonomies compétitives, une habitabilité généreuse et des performances dynamiques adaptées à un véhicule de ce segment.

Le design, visible sur les images homologuées, suggère une silhouette robuste et moderne, avec des lignes coupées et une face avant probablement inspirée de la nouvelle identité électrique de Nissan. L’accent sera sans doute mis sur l’espace intérieur, la connectivité et les aides à la conduite de dernière génération, des éléments cruciaux pour séduire le marché chinois, particulièrement exigeant et compétitif.

Une stratégie marché ciblée sur la Chine

La décision de lancer initialement le NX8 en Chine n’est pas une surprise. Ce pays représente le plus grand marché mondial pour les véhicules électrifiés et constitue un terrain d’expérimentation et de croissance vital pour tous les constructeurs. Le partenariat avec Dongfeng, acteur local majeur, est un atout indispensable pour la production, la distribution et l’adaptation du véhicule aux goûts des consommateurs locaux.

Cette approche permet à Nissan de concentrer ses ressources sur un marché où la demande est forte et les infrastructures de recharge bien développées dans les grands centres urbains. Un succès du NX8 en Chine pourrait valider son concept et ses technologies avant une éventuelle introduction sur d’autres marchés globaux à l’avenir.

Pourquoi le Nissan NX8 n’est-il pas encore pour l’Europe ?

L’annonce de ce modèle spécifiquement pour la Chine signifie qu’une commercialisation en Europe ou en Amérique du Nord n’est pas à l’ordre du jour dans l’immédiat. Plusieurs facteurs expliquent cette focalisation géographique.

Premièrement, les préférences des consommateurs et la réglementation diffèrent significativement entre la Chine et l’Europe. Un modèle conçu pour plaire au marché chinois peut nécessiter des adaptations importantes pour répondre aux normes de sécurité européennes, aux attentes en matière de dynamique de conduite ou aux habitudes de recharge.

Deuxièmement, Nissan possède déjà une offre électrique structurée en Europe avec la Nissan Ariya, un SUV électrique de taille moyenne, et la Leaf. L’introduction d’un nouveau grand SUV électrique comme le NX8 pourrait entrer en concurrence directe avec l’Ariya sans apporter une différenciation suffisante pour justifier son déploiement. Le constructeur pourrait privilégier le renforcement de sa gamme existante sur le Vieux Continent.

Enfin, les cycles de développement et les capacités de production sont limités. Prioriser la Chine permet un lancement plus rapide et efficace, en s’appuyant sur l’écosystème local de batteries et de fournisseurs.

Quelles perspectives pour l’avenir du NX8 hors de Chine ?

L’arrivée du Nissan NX8 en Chine ne ferme pas définitivement la porte à une version internationale. L’histoire automobile récente montre que de nombreux modèles initialement lancés en Chine ont ensuite été adaptés et exportés. Le succès commercial du NX8 sera le principal facteur décisionnel.

Si les ventes et les retours clients sont positifs, Nissan pourrait étudier le développement d’une version globalisée du véhicule, potentiellement basée sur une évolution de sa plateforme électrique. Cette version pourrait alors intégrer des caractéristiques techniques et un design retravaillés pour séduire les marchés européen et nord-américain, peut-être sous un autre nom.

En attendant, le NX8 symbolise l’engagement continu de Nissan dans la transition électrique et sa stratégie pragmatique de déploiement par marché. Il démontre la capacité du constructeur à innover et à proposer de nouveaux produits adaptés aux besoins spécifiques de régions clés, tout en laissant planer le suspense sur une éventuelle arrivée en Europe dans les années à venir.

Baja Designs Reflex Actuator : Ajustez vos phares additionnels depuis votre siège conducteur

Baja Designs lance le Reflex Actuator : l’ajustement des phares à portée de main

La marque premium d’éclairage tout-terrain Baja Designs vient de dévoiler une innovation pratique : le Reflex Actuator. Cet accessoire permet d’ajuster l’orientation des phares additionnels ou des barres lumineuses directement depuis l’habitacle, via un simple interrupteur. Concrètement, il s’agit d’un petit actionneur 12 volts que l’on installe sur un projecteur ou une barre. Après avoir relié un faisceau de câbles à un commutateur dans la cabine, vous pouvez modifier l’inclinaison de vos feux sur une plage de 20 degrés, à la volée.

Pourquoi l’ajustement dynamique des phares est-il essentiel ?

De nombreux pick-ups modernes intègrent déjà un système d’ajustement actif des phares principaux, et pour une bonne raison. La charge transportée influence significativement l’assiette du véhicule et, par conséquent, l’orientation de l’éclairage. Lorsque vous tractez une remorque, transportez une charge lourde ou un réservoir plein, l’arrière du véhicule a tendance à s’affaisser. Cela a pour effet de pointer vos feux vers le ciel, réduisant drastiquement votre visibilité sur la route ou la piste.

À l’inverse, si vous réglez vos phares lorsque votre véhicule est lourdement chargé, ils seront mal orientés une fois celui-ci vide, éblouissant potentiellement les autres usagers et offrant une portée inefficace. Ce phénomène est encore plus prononcé sur les véhicules tout-terrain légers et les UTV, où la différence de poids entre un réservoir plein et vide peut considérablement modifier l’angle de la carrosserie. Pour les adeptes du raid longue distance, comme les courses de style Baja, cette capacité d’ajustement en temps réel devient un atout majeur pour la sécurité et la performance.

Baja Designs actuator diagram.
Baja Designs

Simplification radicale de l’installation et du réglage

Le Reflex Actuator de Baja Designs révolutionne la procédure d’installation et de réglage des feux additionnels. Traditionnellement, cette opération est fastidieuse : il faut fixer le projecteur, vérifier son orientation, puis le dévisser et le revisser à plusieurs reprises pour obtenir le bon angle. Cette méthode approximative et chronophage appartient désormais au passé.

Avec ce petit actionneur, le réglage fin s’effectue de manière intuitive et précise depuis le confort du poste de conduite. Plus besoin d’outils ou de manipulations sous le pare-chocs. Que vous passiez d’une piste technique à une route forestière, ou que vous ajustiez votre éclairage après avoir chargé votre équipement, une simple pression sur l’interrupteur suffit. Cette fonctionnalité offre une polyété inédite, permettant d’adapter le faisceau lumineux à chaque situation de conduite, qu’il s’agisse de recherche de traction en basse vitesse ou de visibilité à grande vitesse sur piste.

Les avantages concrets pour l’utilisateur

Les bénéfices de ce système sont multiples. Tout d’abord, il garantit une optimisation permanente de l’éclairage, assurant une visibilité maximale sans jamais éblouir inutilement. Ensuite, il prolonge la durée de vie des installations en éliminant les manipulations mécaniques répétées qui peuvent endommager les fixations ou les connectiques. Enfin, il représente un gain de temps et de confort significatif pour l’utilisateur, qui peut tester et modifier ses réglages en quelques secondes, sans quitter son véhicule.

Cette innovation s’inscrit dans une tendance plus large de l’équipement tout-terrain vers une plus grande intégration électronique et un pilotage facilité depuis l’habitacle. Elle répond à un besoin réel des passionnés de off-road qui recherchent à la fois performance, praticité et sécurité. Le Reflex Actuator démontre que les améliorations les plus utiles ne sont pas toujours les plus spectaculaires, mais souvent celles qui résolvent un problème quotidien avec élégance et efficacité.

Grand Pro Circuit : Le Simulateur de F1 Rétro dont Vous Rêviez

Grand Pro Circuit : Un OVNI Rétro dans le Paysage des Jeux de Course

Dans l’océan des jeux de course indépendants, il est difficile de se démarquer. Pourtant, Grand Pro Circuit – un titre qui pourrait, avec toute la bienveillance possible, gagner en punch – a tout pour y parvenir. La bande-annonce vient de débarquer sur Steam, et son ambiance si particulière a suffi à lui valoir une place sur ma liste de souhaits.

Un Hommage Authentique à l’Âge d’Or des Simulateurs

Il est facile de regarder les jeux de course rétro avec un sourire condescendant, les qualifiant de désuets. Mais à l’époque, les développeurs repoussaient les limites du possible avec la puissance de calcul disponible. Grand Pro Circuit est un vibrant hommage à cette époque. Ses graphismes, volontairement basse définition avec des textures pixelisées et aucun anti-aliasing, dégagent une authenticité et une sensation viscérale. Les rétroviseurs tremblent dans la vue cockpit, des gerbes d’étincelles jaillissent sous les châssis dans les lignes droites, et les équipes de stands sont intégralement animées.

L’Esprit des Bornes d’Arcade Sega Revit

Si Sega avait sorti un jeu de Formule 1 en 3D dans les salles d’arcade, peut-être sur le matériel Model 3 qui propulsait des légendes comme Scud Race et Daytona USA 2, il aurait probablement ressemblé à Grand Pro Circuit, en un peu plus flou peut-être. La réussite du titre tient aussi à l’ère du sport automobile qu’il cherche à retranscrire.

Une Esthétique Années 80 et une Simulation Inédite

Les monoplaces, arborant des parodies amusantes de sponsors réels, s’inspirent clairement du milieu des années 80. Pourtant, à cette époque, la simulation F1 la plus aboutie ressemblait davantage à Pole Position qu’à cette prouesse. Même à la fin des années 90, les jeux grand public peinaient à offrir une physique de conduite aussi crédible et engageante que ce que Grand Pro Circuit semble promettre. Le jeu ne se contente pas d’imiter l’apparence du passé ; il en capture l’âme et l’ambition, en proposant une expérience que la technologie de l’époque ne permettait tout simplement pas.

Cette approche va bien au-delà du simple pastiche. Elle comble un fossé entre la nostalgie esthétique et les attentes modernes en matière de gameplay. Le développeur ne s’est pas contenté de recréer des limitations techniques, il les a réinterprétées pour offrir une sensation de conduite à la fois rétro et rafraîchissante. Les effets de caméra, les réactions des véhicules aux bordures et les séquences enregistrées évoquent un rêve de jeu d’arcade jamais concrétisé, enfin rendu réel.

Une Promesse de Gameplay Pure et Dure

L’essentiel réside dans la promesse d’une physique de conduite exigeante et gratifiante. Les virages serrés demanderont une anticipation et une précision dans le freinage, tandis que les longues lignes droites laisseront place à des batailles aérodynamiques intenses. La gestion des pneus et des arrêts aux stands, suggérée par les animations détaillées, pourrait ajouter une couche stratégique bienvenue. Grand Pro Circuit ne mise pas sur un réalisme froid et aseptisé, mais sur l’excitation brute et l’adrénaline des grands prix d’antan, vus à travers le prisme d’une technologie contemporaine.

En définitive, ce projet démontre que l’héritage des jeux de course ne tient pas seulement à leur apparence, mais à l’esprit d’innovation qu’ils incarnaient. Grand Pro Circuit n’est pas qu’un retour en arrière ; c’est une réinvention. Il prend la ferveur et l’audace des développeurs pionniers pour construire le simulateur rétro qu’ils auraient aimé créer, offrant aux joueurs d’aujourd’hui une plongée unique dans un passé réinventé, où la sensation de vitesse et le frisson de la compétition restent intacts.

Oscar Mayer recrute ses futurs Hotdoggers : un poste unique pour piloter la célèbre Wienermobile

Oscar Mayer ouvre les candidatures pour ses futurs Hotdoggers

La marque iconique Oscar Mayer a officiellement ouvert la période de recrutement pour ses futurs conducteurs de la célèbre Wienermobile, affectueusement surnommés les « Hotdoggers ». Cette opportunité unique concerne la promotion 2026 et vise à sélectionner douze jeunes diplômés universitaires pour prendre les commandes des six véhicules en forme de hot-dog, mesurant 27 pieds de long. Chaque année, l’entreprise reçoit généralement plus de 5 000 candidatures pour ces postes très convoités.

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Un rôle bien plus qu’un simple emploi de conducteur

Devenir un Hotdogger pour Oscar Mayer est bien plus qu’un simple travail de conduite. Il s’agit d’un rôle d’ambassadeur de marque à part entière. Les personnes sélectionnées parcourent le pays pour représenter l’entreprise lors d’événements publics, de festivals, de supermarchés et de rassemblements communautaires. Leur mission principale est de répandre la joie et la notoriété de la marque à bord d’un véhicule qui est, en lui-même, une légende du marketing et de la culture populaire américaine.

Le processus de sélection est réputé pour être très compétitif, reflétant le caractère exceptionnel de ce programme. Les candidats retenus bénéficient d’une expérience professionnelle unique, alliant voyage, relations publiques et marketing événementiel. C’est souvent un tremplin remarquable pour une carrière dans la communication ou le marketing.

La Wienermobile, une icône culturelle sur roues

La Wienermobile est bien plus qu’un simple véhicule promotionnel ; c’est un symbole culturel reconnu à travers les États-Unis. Depuis sa création en 1936, ces autos en forme de saucisse ont sillonné les routes, captivant l’attention de générations entières. Conduire cet engin insolite requiert une formation spécifique, étant donné ses dimensions imposantes et sa forme atypique qui en font un véritable aimant à regards sur la route.

Les Hotdoggers sont formés pour manœuvrer ce véhicule unique, mais aussi pour animer des présentations, interagir avec le public de tous âges et gérer la logistique des tournées nationales. C’est une aventure qui demande adaptabilité, enthousiasme et un sens aigu du relationnel.

Contexte et autres actualités automobiles

Cette annonce de recrutement intervient dans un paysage automobile en pleine évolution, marqué par l’électrification et les avancées technologiques. Par exemple, des véhicules comme le Lucid Air 2026 démontrent des capacités impressionnantes, même dans des conditions hivernales rigoureuses comme celles du Minnesota, alliant performance et efficacité énergétique.

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Parallèlement, les constructeurs traditionnels accélèrent leurs innovations. Nissan, pour ne citer que lui, poursuit activement le développement de technologies de conduite autonome, illustrant la course à l’innovation qui anime le secteur. Ces progrès contrastent avec le charme rétro et l’approche très humaine incarnés par le programme des Hotdoggers d’Oscar Mayer.

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Comment postuler pour devenir Hotdogger ?

Les candidats intéressés par cette aventure hors du commun doivent être titulaires d’un diplôme universitaire récent et faire preuve d’un excellent esprit d’équipe, de créativité et d’une réelle passion pour les interactions sociales. La maîtrise des réseaux sociaux est souvent un atout considérable pour ce rôle moderne d’ambassadeur.

Le poste est un contrat à durée déterminée d’un an, offrant une rémunération, des avantages et la chance de voyager à travers tout le territoire américain. C’est une expérience formatrice qui figure en bonne place sur un CV et qui forge des souvenirs inoubliables.

Alors que l’industrie automobile se tourne résolument vers l’avenir avec des voitures électriques et des intelligences artificielles, le programme des Hotdoggers rappelle le pouvoir durable du marketing créatif et de l’engagement humain direct. La Wienermobile et ses conducteurs restent une tradition chère au public, un pont entre le patrimoine de la marque et les nouvelles générations de consommateurs.

Pourquoi le nouveau Honda Prelude ne peut pas être emballé à l’arrêt ?

Pourquoi le nouveau Honda Prelude ne peut pas être emballé

Si vous attendiez avec impatience la renaissance de la Honda Prelude, vous serez peut-être surpris d’apprendre que, lorsque le coupé sportif hybride est à l’arrêt, il est impossible de faire monter le régime moteur. Le système hybride à deux moteurs qui l’équipe est une configuration unique ; il n’a par exemple pas de transmission classique, et le moteur quatre cylindres 2.0 litres de la voiture ne fonctionne que comme un générateur à essence à basse vitesse. Mais cela n’explique pas pourquoi, si vous appuyez sur la pédale d’accélérateur lorsque la voiture est au point mort, il ne se passe rien.

Nous voulions savoir si cela était dû à une limitation technique ou à un choix délibéré de Honda. Voici ce que le constructeur nous a confié :

« Tous les modèles hybrides de Honda, y compris la Prelude, sont conçus pour ne pas monter dans les tours au ralenti », a déclaré un représentant de la marque. « Il s’agit d’une fonction logicielle, et cela reflète l’engagement de Honda à proposer une gamme hybride propre et économe en carburant. »

Honda Prelude vue arrière trois quarts
Honda

Une décision logicielle, non une contrainte mécanique

Ainsi, le mystère est élucidé. Il n’existe aucune raison technique empêchant la Prelude d’être emballée à l’arrêt, ce qui est logique. Après tout, lorsque vous appuyez sur l’accélérateur à basse vitesse, vous faites effectivement monter le régime d’un moteur, même si celui-ci n’est pas couplé aux roues à ce moment-là. La limitation est purement logicielle, mise en place par les ingénieurs de Honda.

Cette approche s’inscrit dans une philosophie plus large d’efficacité et de réduction des émissions. En empêchant le moteur thermique de tourner inutilement à haut régime lorsque la voiture est immobile, le constructeur minimise la consommation de carburant et les rejets polluants dans des situations où la puissance n’est pas nécessaire. C’est une caractéristique cohérente avec le positionnement de la Prelude en tant que coupé sportif moderne et responsable.

Le fonctionnement du système hybride de la Prelude

Pour bien comprendre, il faut se pencher sur l’architecture spécifique de la Prelude. Son système hybride à deux moteurs, souvent appelé e:HEV chez Honda, fonctionne différemment d’une hybride classique. À basse vitesse et pour les démarrages, la voiture se déplace généralement en mode tout électrique, propulsée par le moteur électrique principal.

Le moteur à combustion interne 2.0 litres intervient principalement dans deux rôles : il peut servir de générateur pour recharger la batterie lorsque son niveau est bas, ou il peut se coupler directement aux roues via un embrayage à certaines vitesses de croisière pour une efficacité maximale. Cette absence de boîte de vitesses traditionnelle est la clé de cette souplesse de fonctionnement.

Lorsque la voiture est à l’arrêt (position « P » pour Park), le système de gestion électronique coupe simplement la possibilité d’actionner le moteur thermique via la pédale d’accélérateur. L’énergie de la batterie peut être utilisée pour les accessoires, mais le moteur à essence reste en veille jusqu’à ce que l’ordinateur de bord estime son intervention nécessaire, par exemple pour recharger la batterie si son niveau est critique.

Une expérience de conduite repensée

Cette caractéristique peut déconcerter les puristes de l’automobile qui aiment entendre le son d’un moteur à l’arrêt. Elle marque cependant une évolution dans l’expérience de conduite des sportives hybrides. La performance est désormais gérée de manière globale par un cerveau électronique qui optimise en permanence l’utilisation des deux sources d’énergie.

La sensation sportive de la Prelude ne vient donc plus nécessairement du bruit ou de la possibilité d’emballer le moteur au feu rouge, mais de la réponse instantanée du couple électrique, de l’accélération linéaire et de l’agilité offerte par sa plateforme. C’est une nouvelle définition du plaisir de conduite, plus tournée vers l’efficacité et la réactivité que vers les traditions mécaniques.

En définitive, l’impossibilité d’emballer le Honda Prelude à l’arrêt n’est pas un oubli ou un défaut, mais un choix délibéré et assumé. Il symbolise la transition du constructeur japonais vers une nouvelle ère de sportivité, où la performance et l’écologie ne sont plus antagonistes. Cette décision logicielle, transparente pour le conducteur une fois en mouvement, est un petit prix à payer pour les bénéfices en termes d’économie et de propreté qu’elle apporte, tout en préservant l’essence dynamique de ce nom légendaire.