Renault France : le patron dévoile l’avenir de la R5, de la Clio et de l’électrique

R5, Clio, avenir de l’électrique : le patron de Renault France se confie

Arrivé à la tête de Renault France il y a un an, Guillaume Sicard dresse un bilan et partage sa vision stratégique pour la marque au losange. Dans un contexte de transition accélérée, les modèles iconiques comme la R5 et la Clio sont au cœur d’une transformation majeure, tandis que l’électrification s’impose comme le pilier central de l’avenir.

Renault Twingo 4 2026 citadine électrique

La renaissance électrique d’une icône : la Renault 5

La Renault 5 n’est pas simplement un nouveau modèle ; elle incarne la renaissance d’un mythe pour l’ère électrique. Guillaume Sicard souligne l’importance de ce véhicule dans la stratégie de Renault. Plus qu’une citadine, la R5 électrique porte une forte charge émotionnelle et symbolique, visant à démocratiser la mobilité électrique avec un design rétro-futuriste et une technologie accessible.

Ce modèle s’inscrit dans la lignée des véhicules abordables, une priorité pour le groupe. Son développement et son lancement sont scrutés comme un test crucial pour la marque, devant concilier héritage, innovation et prix compétitif sur un marché européen en pleine évolution.

La Clio, un best-seller en transition

La Clio, pilier historique des ventes de Renault, est également en pleine mutation. Le patron de Renault France confirme que la transition vers l’électrique est inéluctable pour ce modèle. L’objectif est clair : transformer un succès thermique en une référence sur le marché des véhicules électriques compacts, sans perdre les qualités qui ont fait son succès : agilité, efficacité et design.

Cette évolution est essentielle pour maintenir la compétitivité de Renault dans le segment B, le plus important en Europe. La future Clio électrique devra répondre aux attentes d’une clientèle fidèle tout en attirant de nouveaux acheteurs sensibles à l’empreinte écologique.

La stratégie électrique de Renault France

Guillaume Sicard détaille une vision ambitieuse pour l’électrique. Au-delà des modèles phares, la stratégie repose sur un écosystème complet : développement de nouvelles plateformes, déploiement d’infrastructures de recharge et adaptation du réseau commercial. L’accent est mis sur l’accessibilité, avec la promesse de proposer des véhicules électriques au prix d’équivalents thermiques.

La gamme électrique de Renault doit ainsi se diversifier, de la citadine accessible à la familiale spacieuse, pour couvrir l’ensemble des besoins. Cette approche vise à accélérer l’adoption massive de l’électrique en France, un marché clé où Renault entend conserver son leadership.

Les défis de la transition

Cette transformation ne se fait pas sans défis. Guillaume Sicard évoque les enjeux liés à la chaîne d’approvisionnement des batteries, à la formation des réseaux et à la concurrence internationale. La réponse de Renault passe par des investissements massifs dans l’innovation et l’industrialisation en France, avec des sites de production dédiés comme l’ElectriCity.

La maîtrise technologique et la souveraineté industrielle sont présentées comme des conditions sine qua non pour réussir cette transition et garantir la pérennité de la marque dans le paysage automobile de demain.

Perspectives et feuille de route

Le bilan dressé par Guillaume Sicard est celui d’une marque en mouvement, qui mise résolument sur son patrimoine et son innovation pour se réinventer. La R5 et la Clio électriques sont les symboles de cette nouvelle ère. La feuille de route est tracée : intensifier le rythme des lancements, renforcer l’attractivité de la gamme électrique et consolider la présence sur tous les segments.

L’avenir de Renault France semble ainsi indissociable de celui de la mobilité électrique, avec l’ambition de rester un acteur majeur, ancré dans son territoire et tourné vers l’innovation.

Prolongateur d’autonomie pour Volkswagen électrique : la solution pour les petits modèles ?

Un prolongateur d’autonomie pour les petites Volkswagen électriques

La question d’un prolongateur d’autonomie pour les petites Volkswagen électriques refait surface avec insistance, portée par une tendance venue d’Asie. Alors que le marché évolue, le constructeur allemand étudierait sérieusement l’intégration de cette technologie sur ses futurs modèles compacts, à l’image des ID.Polo et ID.Cross attendus. Cette solution hybride, longtemps débattue, pourrait-elle représenter le compromis idéal pour rassurer les automobilistes et étendre l’usage du véhicule électrique ?

Volkswagen ID Cross 2025 concept SUV électrique

Le retour en grâce du prolongateur d’autonomie

Le principe du prolongateur d’autonomie, ou range extender, n’est pas nouveau. Il consiste à embarquer un petit moteur thermique dont le rôle unique est de générer de l’électricité pour recharger la batterie de traction, sans jamais entraîner les roues directement. Cette architecture permet d’augmenter significativement l’autonomie totale du véhicule, notamment sur les longs trajets, tout en conservant les avantages de la motorisation électrique en usage quotidien.

Après une éclipse relative sur les marchés occidentaux, cette technologie connaît un regain d’intérêt spectaculaire en Chine, où elle est perçue comme une réponse pragmatique aux limites actuelles des infrastructures de recharge et à l’angoisse de l’autonomie. Les succès rencontrés par certains constructeurs locaux ont visiblement attiré l’attention des grands groupes internationaux, dont Volkswagen.

Pourquoi Volkswagen s’intéresse à cette technologie

L’intérêt de Volkswagen pour un prolongateur d’autonomie sur ses petits modèles électriques s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des offres. Les véhicules comme l’ID.Polo ou l’ID.Cross sont destinés à un public large, souvent urbain ou péri-urbain, pour qui le coût et l’autonomie restent des critères d’achat primordiaux.

Intégrer un range extender dans ces modèles compacts permettrait de proposer une batterie de taille plus modeste, et donc moins chère, tout en garantissant une autonomie étendue pour les occasions plus rares de longs voyages. Cela réduirait le prix d’entrée sur le marché des véhicules électriques, un frein majeur pour de nombreux consommateurs, tout en éliminant la principale source d’anxiété. Pour le constructeur, c’est aussi un moyen de maximiser l’utilisation de ses plateformes modulaires en offrant différentes configurations de motorisation.

Les défis techniques et marketing à relever

L’implémentation d’un prolongateur d’autonomie sur de petits véhicules n’est pas sans défis. L’encombrement et le poids additionnel du groupe motogénérateur thermique doivent être soigneusement intégrés dans une architecture déjà contrainte par la place. L’ingénierie doit trouver un équilibre pour ne pas sacrifier l’habitabilité, le volume de coffre, ou la dynamique de conduite.

Sur le plan réglementaire et marketing, la communication doit être claire. Un véhicule équipé d’un prolongateur reste, dans son fonctionnement principal, un véhicule électrique. Le moteur thermique n’est qu’un générateur d’appoint. Il faudra éviter toute confusion avec les hybrides rechargeables classiques et bien valoriser le fait que l’utilisateur peut réaliser la grande majorité de ses trajets en mode 100% électrique, avec une recharge sur prise domestique, tout en ayant une sécurité pour les exceptions.

Impact potentiel sur le marché et l’adoption de l’électrique

Si Volkswagen se lance dans cette voie, cela pourrait marquer un tournant significatif pour l’adoption massive de l’électrique. En ciblant le segment des petits véhicules, souvent les premiers achetés par les jeunes conducteurs ou les foyers en seconde voiture, le constructeur toucherait un public particulièrement sensible aux arguments économiques.

Cette approche pragmatique, combinant électrification et flexibilité, pourrait convaincre une frange de la population encore réticente à passer au tout électrique pur. Elle agirait comme un tremplin technologique, familiarisant les conducteurs avec la recharge et la conduite électrique tout en leur offrant une sécurité psychologique. À plus long terme, avec l’amélioration des batteries et du réseau de recharge, le prolongateur pourrait devenir une option moins nécessaire, mais il aura joué un rôle crucial dans la transition.

La renaissance du prolongateur d’autonomie, portée par l’innovation venue de Chine, trouve ainsi un écho stratégique chez Volkswagen. Étudier cette solution pour ses futures petites électriques comme l’ID.Polo ou l’ID.Cross démontre une volonté d’élargir l’audience de la mobilité électrique par le pragmatisme. En proposant une autonomie étendue sans les coûts et le poids d’une très grande batterie, Volkswagen pourrait bien trouver la formule pour démocratiser enfin l’électrique auprès du plus grand nombre.

Lexus LFA : le retour électrique confirmé avec un concept futuriste

Lexus LFA : le retour électrique confirmé avec un concept futuriste

Le Lexus LFR, longtemps perçu comme un projet incertain, voire une illusion, prend finalement une forme très concrète. L’hypothèse d’un retour de la mythique LFA sous une forme 100% électrique se confirme désormais, matérialisée par un concept car dévoilé par le constructeur japonais.

Un concept dévoilé au cœur du Woven City de Toyota

Le Lexus LFA Concept a fait ses débuts publics ce mercredi à Fuji, au Japon, sur le site du complexe Woven City de Toyota. Sa présentation s’est déroulée aux côtés d’autres modèles de performance, comme le Toyota GR GT et le Toyota GR GT3, soulignant l’ambition sportive de ce nouveau projet.

Lexus LFA concept
Lexus

Une évolution en douceur depuis le Lexus Sport Concept

Si la silhouette du LFA Concept semble familière, c’est tout à fait normal. Ce véhicule n’est autre que le Lexus Sport Concept, initialement révélé en août dernier lors de la Monterey Car Week 2025. À l’époque, l’intérieur du véhicule restait mystérieux. Ce n’est qu’en novembre, lors de sa seconde apparition au Japan Mobility Show, que l’habitacle a été dévoilé au public.

Aujourd’hui, ce même concept opère une mue, non pas esthétique, mais nominale. Présenté par Akio Toyoda, le PDG de Toyota et de Lexus, le LFA Concept a été dévoilé en même temps que ses homologues de compétition et routiers dérivés. Les informations techniques précises restent cependant encore parcimonieuses.

Une exploration technologique axée sur les batteries

Lexus a officiellement confirmé que le LFA Concept est un véhicule électrique. Son rôle est d’explorer le potentiel des nouvelles technologies de batteries, avec un accent particulier sur les avancées en matière de densité énergétique, de temps de charge et de performances dynamiques. Ce projet sert de banc d’essai pour les futures technologies qui équiperont la gamme électrique haut de gamme de la marque.

L’héritage de la LFA : un défi à relever

La LFA originale, produite entre 2010 et 2012, est entrée dans la légende pour son moteur V10 atmosphérique à régime très élevé, son châssis en fibre de carbone et son caractère unique. Reprendre un tel héritage avec une motorisation électrique représente un défi de taille pour les ingénieurs de Lexus. L’objectif est de transcender la simple performance linéaire pour retrouver l’âme, la réactivité et l’engagement de conduite qui ont fait la renommée de son aînée.

Design et aérodynamique : une continuité évolutionniste

Le design du concept s’inscrit dans la continuité de la philosophie « L-finesse » de Lexus, tout en l’adaptant aux impératifs d’un véhicule électrique. Les lignes fluides et agressives ne sont pas seulement esthétiques ; elles sont optimisées pour l’aérodynamique, un paramètre crucial pour maximiser l’autonomie. Les passages de roue larges et les prises d’air sculpturales évoquent la vocation performante du véhicule, tandis que les feux arrière à LED signature rappellent l’identité lumineuse de la marque.

Positionnement dans la future gamme électrique Lexus

Le futur successeur de la LFA ne sera pas un modèle de volume. Il est conçu pour incarner le fleuron technologique et émotionnel de Lexus dans l’ère électrique. Son développement est intimement lié à la stratégie globale de Toyota en matière de batteries, notamment les recherches sur les batteries à l’état solide, prometteuses pour une autonomie étendue et des charges ultra-rapides.

Ce véhicule aura pour mission de démontrer qu’une supercar électrique peut offrir une expérience de conduite immersive et passionnante, tout en servant de vitrine pour les innovations qui filtreront ensuite vers les modèles plus accessibles de la gamme. Il s’agit d’une déclaration d’intention forte de la part de Lexus, affirmant sa place dans le futur paysage des véhicules hautes performances.

L’annonce de ce concept marque une étape cruciale. Elle transforme les rumeurs persistantes en réalité tangible et ouvre un nouveau chapitre pour Lexus dans le domaine des supercars. Le chemin vers un modèle de production reste à définir, mais l’engagement de la marque envers un héritier électrique à la LFA est désormais officiel et constitue une nouvelle fascinante pour les passionnés d’automobile.

Le Retour des Breaks ? L’Administration Trump Évoque un Retour Possible

Le Retour des Breaks ? Une Hypothèse Soulevée par Washington

L’actualité automobile est marquée par une déclaration surprenante venant de Washington. L’Administration Trump, par la voix de son Secrétaire aux Transports Sean Duffy, a laissé entendre qu’un assouplissement des normes d’économie de carburant pourrait, théoriquement, ouvrir la voie à un retour des voitures breaks sur le marché américain.

Cette remarque, qui fait référence à l’âge d’or de ces véhicules dans les années 1970, soulève immédiatement une question fondamentale : une réglementation moins stricte suffirait-elle à recréer une demande pour ce type de carrosserie, largement supplanté par les SUV et les crossovers ? Le marché et les goûts des consommateurs ont radicalement évolué, rendant cette hypothèse plus complexe qu’il n’y paraît.

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L’Enquête sur les Taxis Autonomes de Waymo

Dans un tout autre registre, la sécurité des véhicules autonomes est sous le feu des projecteurs. Le gouvernement fédéral américain a ouvert une enquête concernant les taxis robotisés de Waymo. L’agence de sécurité routière cherche à comprendre pourquoi ces véhicules auraient dépassé illégalement des bus scolaires à 19 reprises depuis le début de l’année scolaire à Austin, au Texas.

Cet incident met en lumière les défis persistants de l’intégration de la conduite automatisée dans un environnement de circulation complexe, où le respect strict de règles spécifiques, comme l’arrêt obligatoire pour un bus scolaire, est impératif pour la sécurité publique.

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Subaru et la Fiabilité des Batteries

Du côté des constructeurs, Subaru a tenu à rassurer ses clients et le marché. Le fabricant japonais a officiellement déclaré que les problèmes de batterie rencontrés sur certains de ses modèles électriques et hybrides rechargeables récents ne sont pas liés à une défaillance des cellules de batterie elles-mêmes.

Cette clarification est cruciale pour la réputation du constructeur, alors que la confiance dans la technologie des batteries est un élément central dans l’adoption des véhicules électrifiés. Subaru oriente les investigations vers d’autres composants du système électrique.

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L’Actualité en Bref

Par ailleurs, l’actualité du secteur est riche. Le constructeur américain Lucid Motors confirme des rumeurs persistantes en annonçant le développement d’un pick-up électrique, segment ultra-concurrentiel dominé par des acteurs comme Rivian, Tesla et Ford. Ce mouvement stratégique vise à élargir son portefeuille et à capter une part de ce marché en pleine expansion.

Enfin, une note plus légère vient de Nouvelle-Zélande, où un conducteur a récemment été intercepté par la police au volant d’une McLaren 765LT d’exception, d’une valeur de plusieurs centaines de milliers d’euros. Le détail surprenant ? Le véhicule n’était pas assuré. Cet incident rappelle que les règles de base de la conduite légale s’appliquent à tous, quel que soit le prix ou la prestige de la voiture.

L’industrie automobile continue ainsi sa mutation, tiraillée entre les héritages du passé, les défis technologiques du présent et les impératifs réglementaires qui façonnent son avenir.

Toyota GR GT : Le Rêve d’un Tour du Nürburgring en Moins de 7 Minutes

Toyota GR GT : Le Défi du Nürburgring

Les références établies par la concurrence fixent la barre très haut, et l’équipe de Toyota en est parfaitement consciente. Le président Akio Toyoda a été on ne peut plus clair : le constructeur n’a pas l’intention d’être humilié. Avec le GR GT, Toyota vise à démontrer au monde entier qu’il peut exceller à la fois sur route et sur circuit.

Un Potentiel Confirmé par ses Créateurs

Lors de la présentation du GR GT près de Fuji, au Japon, sur le site de Woven City, le directeur général du projet, Takashi Doi, n’a pas voulu confirmer de temps au tour ni nommer d’objectif précis. Cependant, interrogé sur la capacité de la voiture à boucler le Nordschleife en moins de 7 minutes, l’homme en charge de ce nouveau fleuron sportif a répondu sans ambages : « La conception globale a le potentiel. »

Doi a précisé que les chronos des concurrents étaient « dans leur tête ». Ces concurrents ? La Porsche 911 GT3 et la Mercedes-AMG GT, entre autres. Les versions les plus radicales et préparées de ces deux sportives ont déjà franchi la ligne mythique des 7 minutes sur la Boucle Nord.

Les Références à Battre

La Porsche 911 GT3 a réalisé l’exploit en 6:56.294 avec le pack Weissach et une transmission manuelle. De son côté, l’AMG GT Black Series a bouclé un tour en 6:43.616, établissant le record pour une voiture de production à moteur avant. L’équipe de développement du GR GT a ces chiffres bien en tête, comme l’a souligné Takashi Doi.

Akio Toyoda présente la voiture de route GR GT

Une Philosophie de Performance Totale

Le développement du Toyota GR GT ne se résume pas à une simple chasse au chronomètre. Il s’agit d’un projet holistique visant à créer une voiture de sport aboutie, où l’émotion de conduite, l’équilibre et la fiabilité sont aussi importants que la performance brute. L’héritage de Toyota en endurance, notamment avec la TS050 Hybrid, influence profondément l’approche technique.

L’utilisation d’une architecture hybride, potentiellement associée à un moteur thermique ambitieux, laisse entrevoir une plateforme capable de délivrer une puissance colossale tout en maîtrisant sa consommation et ses émissions. L’aérodynamique, scrutée à la loupe, joue un rôle clé pour générer l’appui nécessaire sans compromettre l’efficacité.

L’Héritage GR comme Fondation

Le GR GT ne naît pas de nulle part. Il est l’aboutissement logique de la philosophie Gazoo Racing, forgée sur les circuits du monde entier. Les enseignements tirés des modèles comme la GR Yaris et la GR 86, réputées pour leur agilité et leur engagement au volant, sont directement injectés dans ce projet flagship.

L’objectif est de transcender la simple fiche technique pour offrir une expérience de conduite unique, où le pilote est parfaitement connecté à la machine. La maîtrise du poids, la répartition des masses et le châssis sont donc des priorités absolues pour l’équipe d’ingénieurs.

Un Avenir Chargé d’Attentes

Si le chrono au Nürburgring reste l’étalon-or de la performance extrême, la réussite du Toyota GR GT se mesurera également à sa capacité à séduire les puristes. En visant directement les références établies par Porsche et Mercedes-AMG, Toyota relève un défi technique et symbolique de taille.

La route vers la production et la validation finale sur la piste verte reste longue, mais l’ambition affichée par ses créateurs laisse peu de place au doute. Le GR GT se positionne non seulement comme une prétendante au titre de reine du Nürburgring, mais aussi comme le fer de lance d’une nouvelle ère pour les sportives japonaises sur le marché mondial du haut de gamme.

Toyota GR GT : Pourquoi ce supercar ne sera pas vendu chez Toyota ?

Le Toyota GR GT ne sera pas vendu chez Toyota

Ne l’appelez pas une Toyota, car le dernier supercar phare du constructeur ne porte pas son badge emblématique. Ce n’est pas non plus une Lexus. Il s’agit d’un produit Toyota Gazoo Racing. Mais un problème se pose : il n’existe pas de concessionnaires GR et cette marque n’est pas présente sur le marché américain.

Un circuit de vente atypique pour un véhicule d’exception

Lors du dévoilement du Toyota Gazoo Racing GR GT à Woven City, près du circuit de Fuji au Japon, une question évidente a été soulevée : comment un client pourra-t-il acheter une GR GT aux États-Unis, et où sera-t-elle entretenue ? Un porte-parole de Toyota a apporté une réponse surprenante : « La GR GT sera disponible à l’achat dans certains concessionnaires Lexus sélectionnés. »

Pourtant, ce n’est pas une Lexus, et le mot Toyota figure dans le nom de Toyota Gazoo Racing. Cette situation pourrait semer la confusion chez les clients américains. Imaginez entrer dans un concessionnaire Toyota pour acheter un supercar à 225 000 dollars assis à côté d’une Corolla.

Le prix justifie la stratégie de vente exclusive

C’est précisément le positionnement tarifaire de la GR GT, dépassant les 200 000 dollars, qui dicte sa commercialisation via le réseau Lexus, malgré l’absence du badge de la marque de luxe. Les clients investissant une telle somme pour une voiture s’attendent à un service et un traitement haut de gamme, un niveau d’attention difficile à offrir dans une salle d’exposition partagée avec des modèles d’entrée de gamme.

Cette stratégie n’est pas sans précédent dans l’industrie. Ford, par exemple, a réussi à commercialiser sa supercar GT, puis son Mustang GTD à plus de 300 000 dollars, en naviguant entre son image grand public et les exigences d’une clientèle fortunée. Toyota Gazoo Racing emprunte un chemin similaire en s’appuyant sur l’aura premium et l’expérience client déjà établies par le réseau Lexus.

Gazoo Racing : une marque à part entière dans l’ombre de Toyota

Cette décision souligne la volonté de Toyota de positionner Gazoo Racing (GR) comme une entité distincte, dédiée à la performance pure. Alors que les modèles GR « classiques » comme la GR86 ou la GR Corolla sont vendus chez Toyota, la GR GT franchit un cap. Elle n’est pas simplement une version sportive, mais un véhicule de halo, une vitrine technologique destinée à rehausser l’image de toute la division GR.

La vente chez Lexus permet de créer une séparation nette avec le catalogue Toyota traditionnel et d’offrir un environnement d’achat à la hauteur du produit. Les concessionnaires Lexus sont habitués à gérer une clientèle exigeante et disposent des infrastructures pour l’entretien de véhicules hautes performances, un point crucial pour un modèle aussi sophistiqué que la GR GT, qui embarquerait une mécanique hybride V8 inspirée de la compétition.

Quelles implications pour l’avenir de Gazoo Racing ?

Ce choix stratégique pose une question fondamentale pour l’avenir : Gazoo Racing deviendra-t-elle une marque à part entière en Amérique du Nord, avec son propre réseau ? Pour l’instant, la réponse est non. Toyota utilise le canal Lexus comme une solution pragmatique pour introduire son produit le plus exclusif sans investir dans un nouveau réseau de distribution.

Cependant, cela crée une situation unique où un véhicule de performance extrême, né dans les compétitions du World Endurance Championship et développé par les ingénieurs de Gazoo Racing, sera présenté et entretenu sous l’enseigne du luxe calme et raffiné de Lexus. Un paradoxe qui, espère Toyota, séduira les collectionneurs et les passionnés en quête d’une expérience unique, bien plus que d’une simple badge engineering.

Toyota GR GT : le supercar hybride V8 à plus de 200 000 dollars

Toyota GR GT : un nouveau supercar dans l’arène du luxe

Nous vivons désormais dans une ère où les voitures de sport Ford et Toyota atteignent des prix à six chiffres.

Jeudi, aux abords du circuit de Fuji au Japon, lors de la présentation du Toyota GR GT à la Woven City, un cap a été franchi. Toyota a dévoilé au monde sa création la plus onéreuse depuis la légendaire LFA. La production du GR GT ne débutera que dans environ un an, mais nous savons désormais qu’il coûtera aux alentours de 225 000 dollars à sa commercialisation.

Ce prix n’est pas encore définitif, car Toyota n’est pas prêt à communiquer un tel niveau de détail. Nous ne connaissons même pas son temps de 0 à 100 km/h, sa vitesse de pointe finale, ou pratiquement aucune spécification gravée dans le marbre, à part ses dimensions. Cependant, Takashi Doi, chef de projet du GR GT, a déclaré, lorsqu’on l’a interrogé sur le prix : « Il y a beaucoup de voitures GT3 sur le marché aujourd’hui, utilisez-les comme référence. »

Les voitures GT3 dont parle Doi englobent tout, de la Porsche 911 GT3, qui est la référence pour de nombreux constructeurs, à la Mercedes-Benz AMG GT et même à l’Aston Martin Vantage S. Les deux premières ont d’ailleurs été citées nommément par Doi et d’autres ingénieurs comme des concurrentes qui ont été testées et prises comme étalons.

En effet, nos espions avaient surpris Toyota en train de tester ce que l’on présumait être la future Lexus LFR aux côtés de la Mercedes plus tôt dans l’automne.