Batterie solide 2026 : La première commercialisation annoncée au CES, mais des défis persistent

Batterie solide : la promesse d’une révolution énergétique

Présentation d'une batterie à l'état solide au CES 2026

La batterie solide est souvent présentée comme une technologie d’avenir, promise à un déploiement massif dans la prochaine décennie. Pourtant, le CES 2026 a marqué un tournant potentiellement historique avec l’annonce de la première batterie à électrolyte solide prête pour une commercialisation imminente. Cette avancée concrète, présentée par le laboratoire Donut, pourrait théoriquement redéfinir les standards de l’industrie des véhicules électriques et du stockage stationnaire.

Les avantages théoriques de la technologie à l’état solide

Les promesses de cette technologie sont considérables et expliquent l’engouement qu’elle suscite. Le remplacement de l’électrolyte liquide inflammable par un composé solide élimine le risque d’incendie, un des principaux points de vigilance des batteries lithium-ion actuelles. Sur le plan des performances, les gains attendus sont substantiels : une densité énergétique pouvant être doublée, permettant soit une autonomie bien supérieure pour un même volume, soit une réduction significative du poids et de l’encombrement des packs batterie.

Les temps de recharge pourraient également être drastiquement réduits, se rapprochant de la durée d’un plein d’essence, grâce à une meilleure tolérance aux charges rapides. Enfin, la durée de vie des cellules est anticipée comme étant bien plus longue, avec une dégradation plus lente au fil des cycles de charge et décharge. Ces caractéristiques, si elles sont confirmées en conditions réelles, représentent une avancée systémique.

L’annonce du CES 2026 : entre percée technique et réalités industrielles

La démonstration au Consumer Electronics Show a prouvé que la technologie n’était plus confinée aux laboratoires de recherche fondamentale. Le prototype présenté fonctionnait, validant le principe et la faisabilité technique. Cependant, l’annonce s’est accompagnée d’un important conditionnel, souvent omis dans les titres enthousiastes. Le « mais » souligne l’écart qui subsiste entre un prototype fonctionnel et une production de masse fiable, durable et économiquement viable.

Les principaux défis restent d’ordre manufacturier. Les procédés de fabrication des électrolytes solides, souvent à base de sulfures ou d’oxydes céramiques, sont complexes, lents et coûteux. Ils nécessitent des environnements de production extrêmement contrôlés, sans humidité, et des pressions élevées. Scalabiliser ces procédés pour produire des millions de cellules par an représente un défi d’ingénierie industrielle colossal, bien différent de la création d’une cellule unique en laboratoire.

Les obstacles persistants sur la voie de la commercialisation de masse

Au-delà de la production, d’autres verrous techniques demandent à être levés. La conductivité ionique à température ambiante de certains électrolytes solides peut être inférieure à celle des liquides, affectant les performances par temps froid. Les interfaces entre l’électrolyte solide et les électrodes (anode et cathode) peuvent être instables, créant des résistances internes qui dégradent la puissance et la longévité. La recherche de matériaux d’anode performants, comme le lithium métal, pose également des problèmes de dendrites, ces excroissances qui peuvent court-circuiter la batterie.

Le coût reste l’obstacle ultime. Actuellement, le prix de production d’une cellule à l’état solide est estimé à plusieurs fois celui d’une cellule lithium-ion traditionnelle. Pour conquérir le marché automobile, la technologie doit atteindre un prix compétitif, ce qui nécessitera des innovations dans les matériaux, les procédés et des économies d’échelle qui prendront du temps à se mettre en place, même après une première commercialisation à petite échelle.

Conclusion : une étape cruciale, mais le début d’un long chemin

L’annonce du CES 2026 est donc un signal fort et une étape de validation indispensable. Elle prouve que la batterie solide est une réalité physique et technique. Cependant, il serait prématuré d’annoncer une révolution immédiate pour l’industrie automobile. La première commercialisation concernera probablement des niches à haute valeur ajoutée, comme l’électronique premium ou certains véhicules de luxe, avant une éventuelle démocratisation.

Le chemin qui mène du prototype à la voiture électrique familiale abordable et équipée d’une batterie solide reste long et semé d’embûches techniques et économiques. Cette annonce marque le début de la course industrielle, où la maîtrise de la fabrication et la réduction des coûts deviendront les véritables critères de succès, bien au-delà de la démonstration en salon.

Volant rétractable pour conduite autonome : la révolution présentée au CES 2026

CES 2026 : le premier volant rétractable prêt pour la série

Le CES 2026 a été le théâtre d’une annonce majeure pour l’industrie automobile. Autoliv et Tensor y ont dévoilé une innovation qui pourrait redéfinir l’expérience de conduite : le premier volant rétractable conçu pour la production en série. Cette pièce maîtresse est destinée aux véhicules à conduite autonome, offrant une flexibilité inédite entre le pilotage manuel et la délégation complète au système.

Volant rétractable présenté au CES 2026 se repliant dans le tableau de bord

Une technologie au service de l’espace et de la sécurité

Le principe de ce volant révolutionnaire est à la fois simple et ingénieux. Lorsque le conducteur active le mode de conduite autonome de niveau 4 ou 5, le volant se rétracte automatiquement et s’efface littéralement dans la planche de bord. Ce mouvement libère un espace précieux dans l’habitacle, transformant le poste de conduite en un véritable espace de vie ou de travail. Le retour au mode manuel est tout aussi fluide : sur simple demande de l’occupant, le volant réapparaît en quelques secondes, verrouillé et prêt à l’emploi.

Cette mécanique de précision ne sacrifie rien à la sécurité. Bien au contraire, elle a été développée pour répondre aux normes les plus strictes en matière de crash-test et de fiabilité. Les ingénieurs ont conçu un système de verrouillage ultra-robuste qui garantit une rigidité parfaite du volant lorsqu’il est en position de conduite, éliminant tout jeu ou vibration parasite.

Les défis techniques derrière l’innovation

Réaliser un tel produit « prêt pour la série » représente un défi technologique colossal. Il ne s’agissait pas seulement de faire disparaître un volant, mais d’intégrer l’ensemble des commandes vitales et des systèmes de sécurité associés. Le volant traditionnel abrite le coussin gonflable (airbag), les commandes du régulateur de vitesse, de l’audio ou des aides à la conduite. La solution d’Autoliv et Tensor intègre un airbag compact et performant qui se déploie sans faille, quelle que soit la position du volant.

Par ailleurs, la transition entre les modes doit être parfaitement sécurisée et intuitive. Le système embarque des capteurs et des logiciels qui vérifient en permanence l’état de la route, la disponibilité du conducteur et l’opérabilité du volant avant d’autoriser sa rétraction ou son déploiement. Cette interface homme-machine repensée est au cœur de la confiance que les usagers accorderont à la conduite autonome.

Implications pour l’industrie et les usagers

L’arrivée de ce volant rétractable marque une étape concrète vers l’avènement des véhicules « espaces ». Les constructeurs pourront imaginer des habitacles aux configurations modulables, où les sièges pivotent pour créer un salon ou un bureau mobile dès que le véhicule est en mode autonome. L’ergonomie et le design intérieur entrent dans une nouvelle ère.

Pour l’utilisateur final, les bénéfices sont tangibles : gain d’espace, confort accru pendant les longs trajets automatisés, et une transition transparente entre le loisir et la reprise en main du véhicule. Cette innovation sert de pont tangible entre les véhicules d’aujourd’hui et ceux de demain, en apportant une réponse physique aux promesses du logiciel de conduite autonome.

La présentation au CES 2026 n’est qu’un début. Autoliv et Tensor affirment que des partenariats sont déjà en cours avec plusieurs grands constructeurs pour intégrer cette technologie dans leurs futurs modèles. Le volant, symbole séculaire de la conduite, est en train de muter pour devenir le premier ambassadeur d’une mobilité où l’humain choisit son rôle : pilote ou passager.

Origine de fabrication des voitures électriques vendues en France en 2025

Dans quels pays ont été fabriquées les voitures électriques vendues en France en 2025 ?

Le lieu de fabrication constitue un critère d’achat de plus en plus déterminant pour les automobilistes français. En 2025, l’origine géographique des véhicules électriques commercialisés sur le marché hexagonal révèle une cartographie industrielle complexe et en pleine mutation, entre volonté de souveraineté européenne et réalité des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Mini Aceman électrique sur ligne de production

La prédominance des usines européennes

Une part significative des voitures électriques immatriculées en France en 2025 provient d’usines situées au sein de l’Union européenne. L’Allemagne, berceau historique de l’automobile premium, maintient une production substantielle pour des marques comme Volkswagen, BMW ou Mercedes-Benz. Plusieurs modèles phares sont assemblés dans des usines allemandes bénéficiant de technologies de pointe et d’une main-d’œuvre qualifiée.

La France elle-même contribue activement à cette production continentale. Les sites de production nationaux, notamment ceux de Renault et Stellantis, ont été reconvertis et modernisés pour accueillir les nouvelles plateformes électriques. Ces usines fabriquent à la fois des véhicules destinés au marché domestique et à l’exportation, soutenant ainsi l’emploi industriel local.

L’Europe de l’Est s’est également imposée comme un pôle manufacturier majeur. Des pays comme la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie abritent des usines appartenant à des grands groupes, qui produisent des véhicules électriques à des coûts compétitifs tout en respectant les normes environnementales et de qualité européennes.

L’influence asiatique : Chine et Corée du Sud

L’Asie, et particulièrement la Chine, représente une origine de fabrication incontournable en 2025. Le géant asiatique, leader mondial dans la production de batteries et de composants électriques, exporte vers la France une gamme variée de véhicules. On distingue deux catégories principales : les modèles de marques chinoises émergentes cherchant à pénétrer le marché européen, et les véhicules de constructeurs occidentaux produits localement dans le cadre de co-entreprises ou pour bénéficier d’un écosystème fournisseur très intégré.

La Corée du Sud, avec des groupes comme Hyundai et Kia, poursuit sa stratégie d’approvisionnement depuis ses usines domestiques ultra-automatisées, mais également depuis des sites de production récemment implantés en Europe pour se rapprocher du marché et réduire les délais de livraison ainsi que l’empreinte carbone logistique.

Autres origines et enjeux géostratégiques

Une partie minoritaire, mais notable, des voitures électriques provient d’autres régions du monde. Certains modèles de marques américaines, comme Tesla, peuvent être importés d’usines situées hors d’Europe, bien que le constructeur ait également accru la capacité de son usine berlinoise. La Turquie et certains pays du Maghreb, grâce à des accords de libre-échange, fournissent également certains véhicules ou composants majeurs.

Cette diversité des origines soulève plusieurs enjeux pour les consommateurs et les pouvoirs publics français. Le premier est environnemental : le transport maritime ou terrestre longue distance d’un véhicule complet alourdit son bilan carbone « du puits à la roue ». Le second est économique et stratégique, lié à la souveraineté industrielle et à la résilience des chaînes d’approvisionnement. Enfin, le critère du « Made in » influence de plus en plus l’acte d’achat, certains clients étant prêts à payer un premium pour un véhicule produit localement.

Vers une traçabilité renforcée pour le consommateur

Face à ces attentes, la transparence sur l’origine de fabrication tend à devenir la norme. Les constructeurs et les concessionnaires sont incités à communiquer clairement sur le pays d’assemblage final, une information qui figure désormais souvent en bonne place dans les documentations commerciales. Cette traçabilité permet aux acheteurs de faire un choix aligné avec leurs valeurs, qu’elles soient écologiques, économiques ou patriotiques.

En conclusion, le parc de voitures électriques neuves mis en circulation en France en 2025 est le reflet d’une industrie automobile globalisée mais sous tension. La carte des usines d’origine mêle production européenne historiquement ancrée, montée en puissance asiatique et diversification géographique. Cette réalité manufacturière complexe constitue un élément clé à appréhender pour comprendre les dynamiques de prix, les disponibilités et l’impact environnemental de la transition électrique dans l’hexagone.

Marché de la voiture électrique en 2026 : 10 prédictions et tendances clés

Que va-t-il se passer sur le marché de la voiture électrique ?

L’année 2026 s’annonce comme un tournant majeur pour la mobilité électrique. Entre innovations technologiques, ajustements du marché et évolution des comportements, le paysage automobile est en pleine mutation. Voici une analyse détaillée des dix prédictions qui pourraient bien définir l’avenir de la voiture électrifiée.

Illustration d'une citadine électrique compacte dans un environnement urbain

Citadines abordables, bouchons aux stations de recharge, fin de l’hybride rechargeable… Ces thématiques résument les bouleversements à venir. Le marché, après une phase de croissance soutenue, entre dans une ère de maturation où l’accessibilité et les infrastructures deviennent les enjeux centraux.

1. Le retour en force des citadines électriques abordables

Après une focalisation sur les SUV et les modèles premium, les constructeurs reviennent vers le segment des citadines. L’objectif est clair : proposer des véhicules électriques à un prix proche de celui des thermiques, grâce aux économies d’échelle et aux nouvelles batteries lithium-fer-phosphate moins coûteuses. Ces modèles compacts seront essentiels pour conquérir un public plus large et répondre aux besoins de mobilité urbaine.

2. La congestion aux bornes de recharge rapide

Le réseau de recharge se développe, mais pas assez vite pour suivre le parc de véhicules en circulation. Les axes autoroutiers et les stations en périphérie des grandes villes pourraient connaître des files d’attente importantes aux heures de pointe, surtout les week-ends de grands départs. Cette tension mettra en lumière la nécessité d’accélérer les déploiements et d’optimiser la gestion des flux.

3. Le déclin programmé de l’hybride rechargeable

Considérée comme une technologie de transition, l’hybride rechargeable perd du terrain face à l’électrique pur. La baisse des prix des batteries, l’extension des autonomies et le durcissement des réglementations environnementales rendent cette option moins attractive. Les constructeurs réorientent leurs investissements vers le 100% électrique, sonnant le glas progressif des modèles hybrides rechargeables.

4. La standardisation des ports et des protocoles de recharge

La guerre des standards touche à sa fin. Sous la pression des gouvernements et pour une meilleure expérience utilisateur, l’industrie converge vers un nombre limité de types de connecteurs et de protocoles de communication. Cette harmonisation simplifiera grandement l’accès au réseau pour tous les conducteurs.

5. L’émergence de la recharge bidirectionnelle grand public

La technologie V2G (Vehicle-to-Grid) quitte le domaine expérimental. De plus en plus de nouveaux modèles seront capables de restituer de l’énergie au domicile ou au réseau. Cette fonctionnalité, présentée comme un argument majeur, transformera la voiture en élément central du système énergétique personnel.

6. La consolidation du marché des constructeurs

La course à l’électrification est extrêmement coûteuse. En 2026, on assistera vraisemblablement à des alliances renforcées, des co-développements, voire des rachats de startups spécialisées par les grands groupes traditionnels. Le paysage des acteurs capables de produire à grande échelle se resserrera.

7. L’autonomie réelle comme principal argument de vente

Les chiffres mirobolants du cycle WLTP deviendront secondaires. Les constructeurs mettront en avant l’autonomie réelle, dans des conditions variées (autoroute, froid, climatisation), grâce à des outils de calcul plus transparents intégrés directement aux configurateurs en ligne. La confiance du consommateur passe par cette honnêteté.

8. La seconde vie des batteries comme enjeu industriel

Les premières vagues de batteries automobiles arrivant en fin de vie vont créer une nouvelle filière. Le recyclage de haute technologie et la réutilisation pour le stockage stationnaire (pour les énergies renouvelables ou les bâtiments) deviendront des marchés à part entière, essentiels pour boucler la boucle de l’économie circulaire.

9. L’intégration native avec les énergies renouvelables

Les offres packagées associant véhicule électrique, borne de recharge domestique, panneaux solaires et système de stockage se généraliseront. Les constructeurs ou leurs partenaires énergétiques proposeront des solutions clés en main pour rouler à l’énergie solaire autoproduite, rendant l’électromobilité encore plus vertueuse et économique.

10. La maturité du marché de l’occasion électrique

Un cap psychologique et économique

En 2026, le marché de l’occasion électrique sera pleinement structuré. Des outils de diagnostic standardisés de l’état de santé de la batterie (SOH) rassureront les acheteurs. Cette maturité est cruciale : elle permet l’accès à l’électrique à un public plus modeste et donne une valeur résiduelle claire aux véhicules neufs, consolidant ainsi l’ensemble du marché.

En conclusion, l’année 2026 devrait marquer la fin de la phase de pionnier pour la voiture électrique. Les enjeux ne seront plus seulement technologiques, mais aussi sociétaux et infrastructurels. La transition vers une mobilité décarbonée entre dans une phase décisive de démocratisation et d’intégration dans notre quotidien.

Dreame, fabricant d’aspirateurs, dévoile une hypercar électrique de 1876 ch au CES 2026

Dreame, fabricant d’aspirateurs, dévoile une hypercar électrique de 1876 ch

Le CES 2026 de Las Vegas a été le théâtre d’une annonce pour le moins surprenante. Parmi les innovations attendues, le concept électrique de Dreame a capté toute l’attention. Cette entreprise, principalement connue pour ses aspirateurs robots et ses appareils électroménagers intelligents, a effectué un virage spectaculaire en présentant une hypercar électrique affichant une puissance vertigineuse de 1 876 chevaux. Ce saut d’un univers domestique vers celui de la haute performance automobile illustre la dynamique et l’ambition des constructeurs technologiques chinois, prêts à investir des marchés inattendus.

Hypercar électrique Dreame concept Kosmera Nebula présentée au CES 2026

Une vision futuriste nommée Kosmera Nebula

Baptisée Kosmera Nebula, cette hypercar conceptuelle se veut bien plus qu’un simple exercice de style. Son design, à la fois agressif et aérodynamique, évoque les voitures de course des compétitions d’endurance tout en intégrant des éléments lumineux et des proportions qui semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction. La calandre avant, minimaliste, laisse place à un éclairage signature et à des lignes fuselées destinées à fendre l’air avec une efficacité maximale. Les portes à ouverture papillon et l’arrière extrêmement travaillé confirment le positionnement haut de gamme et exclusif de ce prototype.

Des performances dignes du nom d’hypercar

La fiche technique avancée par Dreame est proprement stupéfiante et place d’emblée la Kosmera Nebula dans la cour des superproductions électriques. La puissance annoncée de 1 876 ch (soit environ 1 400 kW) promet des accélérations foudroyantes. Bien que les chiffres exacts de 0 à 100 km/h et l’autonomie n’aient pas été officiellement dévoilés lors de cette première présentation, les ingénieurs évoquent une capacité à rivaliser avec les références établies du segment, comme la Rimac Nevera ou la Lotus Evija. Cette puissance colossale est distribuée par un système de traction intégrale et gérée par une électronique de poissance, héritée du savoir-faire de Dreame en matière de contrôle moteur pour ses robots aspirateurs.

Un intérieur tourné vers l’expérience utilisateur et la connectivité

L’habitacle de la Kosmera Nebula reflète la philosophie de la marque : une technologie au service de l’utilisateur. Le tableau de bord est dominé par un large écran courbe qui sert d’interface unique, contrôlant toutes les fonctions du véhicule, du divertissement à la personnalisation des paramètres de conduite. Les matériaux employés mélangent le carbone, l’alcantara et des inserts métalliques, créant une ambiance cockpit à la fois sportive et luxueuse. L’intelligence artificielle, domaine dans lequel Dreame excelle, est intégrée via un assistant vocal avancé capable d’anticiper les besoins du conducteur et d’adapter l’environnement de conduite.

La stratégie derrière le coup médiatique

La présence de Dreame au CES 2026 avec une hypercar interroge. S’agit-il d’un simple concept-car destiné à booster l’image de marque et démontrer un savoir-faire technologique transférable ? Ou d’une première étape vers une diversification sérieuse dans le secteur automobile ? Les analystes voient dans cette démonstration une volonté claire de la part des géants chinois de la tech de s’imposer comme des acteurs polyvalents de l’innovation. En s’attaquant à un symbole de performance et d’ingénierie comme l’hypercar, Dreame cherche à asseoir sa crédibilité et attirer les talents dans des domaines de pointe comme les batteries, les moteurs électriques et les logiciels embarqués.

Quel avenir pour ce projet automobile ?

À ce stade, la Kosmera Nebula reste un démonstrateur technologique. Sa production en série n’est pas encore actée. Cependant, son exposition au CES, salon mondial de référence pour les technologies grand public, indique que Dreame prend ce projet très au sérieux. Le chemin pour passer d’un fabricant d’aspirateurs à un constructeur d’hypercars est semé d’embûches, impliquant des investissements colossaux, la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement spécifique et des processus d’homologation complexes. Néanmoins, cette annonce marque un tournant et prouve que les frontières entre les industries sont en train de voler en éclats, poussées par l’électrification et la numérisation des véhicules.

Le CES 2026 restera donc dans les annales comme l’édition où un nom associé au ménage a osé défier les plus prestigieux constructeurs automobiles sur leur propre terrain. La Dreame Kosmera Nebula, avec ses 1 876 ch, est un symbole fort de cette nouvelle ère de concurrence et d’innovation disruptive.

Voitures électriques d’occasion : les modèles les plus vendus en 2025

Voitures électriques d’occasion : un marché en pleine croissance

Le marché des voitures électriques d’occasion connaît une expansion significative. Cette dynamique est portée par l’arrivée progressive des premiers modèles électriques grand public sur le marché de l’occasion, offrant ainsi une alternative plus accessible pour de nombreux automobilistes souhaitant effectuer leur transition énergétique. L’année 2025 marque un tournant avec une offre diversifiée et des prix qui commencent à se démocratiser.

La Renault Zoe existe en une multitude de versions, allant de 88 à 135 chevaux

Le palmarès 2025 des véhicules électriques d’occasion

En tête des ventes, certains modèles conservent une popularité inébranlable, tandis que d’autres font une entrée remarquée. La confiance des acheteurs se porte sur des véhicules reconnus pour leur fiabilité, leur autonomie suffisante pour un usage quotidien et la disponibilité des pièces détachées.

La championne incontestée : Renault Zoé

La Renault Zoé maintient sa position de leader sur le marché de l’occasion électrique. Son succès s’explique par sa présence ancienne sur le marché, qui garantit un volume important de véhicules disponibles. Les nombreuses versions proposées au fil des années, avec des puissances variant de 88 à 135 chevaux, permettent de répondre à une large gamme de besoins et de budgets. Son design compact et citadin reste apprécié, faisant d’elle un choix privilégié pour les trajets urbains et périurbains.

La concurrente sérieuse : Nissan Leaf

La Nissan Leaf, pionnière historique, occupe une place de choix dans le classement. Sa robustesse légendaire et son habitabilité généreuse séduisent les familles et les utilisateurs recherchant un véhicule spacieux. Les premières générations, très abordables, constituent une porte d’entrée idéale vers la mobilité électrique.

La montée en puissance des SUV électriques

Les SUV électriques commencent à affluer sur le marché de l’occasion. Des modèles comme le Peugeot e-2008 ou le Hyundai Kona Electric attirent les acheteurs en quête d’une position de conduite surélevée et d’un style plus affirmé. Leur autonomie, souvent supérieure à 300 kilomètres pour les versions récentes, répond aux exigences des longs trajets occasionnels.

Les critères de choix pour un achat réussi

Acquérir une voiture électrique d’occasion nécessite une attention particulière à certains points clés pour éviter les mauvaises surprises.

L’état de santé de la batterie

La batterie est le cœur et le composant le plus coûteux d’un véhicule électrique. Il est essentiel de vérifier son état de santé (State of Health – SOH), généralement exprimé en pourcentage de sa capacité d’origine. Un diagnostic chez un professionnel ou via le concessionnaire de la marque est fortement recommandé. La plupart des constructeurs garantissent la batterie sur de longues périodes (souvent 8 ans ou 160 000 km pour une capacité résiduelle minimale), ce qui peut offrir un réconfort supplémentaire.

L’historique de maintenance et de recharge

Un carnet d’entretien bien rempli est un gage de sérieux. Privilégiez les véhicules ayant suivi les révisions préconisées par le constructeur. Interrogez également le vendeur sur les habitudes de recharge : une utilisation majoritaire sur des bornes de recharge rapide peut accélérer la dégradation de la batterie, contrairement à une recharge lente et régulière à domicile.

L’équipement et les mises à jour logicielles

Vérifiez les équipements embarqués, notamment le type de connecteur de recharge (CCS Combo ou CHAdeMO) et la présence d’un système de navigation avec calculateur d’itinéraire tenant compte des bornes de recharge. Assurez-vous que les dernières mises à jour logicielles du véhicule ont été effectuées, car elles peuvent améliorer les performances, l’autonomie ou la sécurité.

Perspectives d’avenir pour le marché de l’occasion électrique

Le marché devrait continuer à s’étoffer rapidement dans les prochaines années. L’arrivée massive des véhicules électriques des plans de location longue durée (LLD) de 2021-2023 va considérablement augmenter le volume de l’offre d’occasion. Cette augmentation pourrait exercer une pression à la baisse sur les prix, rendant l’électrique accessible à un public encore plus large. Cette démocratisation est un levier essentiel pour accélérer le renouvellement du parc automobile vers une mobilité plus durable.

PostNL : Comment la Poste néerlandaise crée des hubs de recharge pour camions électriques

La transformation des centres de tri PostNL en stations pour poids lourds électriques

PostNL

Comment la Poste néerlandaise transforme ses centres de tri en hubs de recharge pour poids lourds électriques. Cette initiative pionnière, menée par PostNL, positionne le service postal néerlandais à l’avant-garde d’un secteur encore émergent en Europe : l’infrastructure de recharge dédiée aux véhicules utilitaires lourds électriques. Cette stratégie innovante répond à une double nécessité : décarboner la logistique du dernier kilomètre et optimiser l’utilisation d’actifs immobiliers existants.

Une vision stratégique pour la mobilité lourde électrique

PostNL ne se contente pas de moderniser sa propre flotte. L’ambition est plus large et vise à devenir un acteur clé de l’écosystème de recharge pour tous les transporteurs. Les centres de tri, par leur localisation stratégique en périphérie des grands axes et des zones urbaines, constituent des emplacements idéaux. Ils sont déjà équipés pour gérer un flux important de véhicules, disposent d’emprises foncières suffisantes et d’un raccordement électrique souvent robuste. Leur transformation en hub de recharge représente donc une opportunité logique et économiquement viable.

Cette approche permet de résoudre l’un des principaux freins à l’électrification des transports de marchandises : le manque d’infrastructures de recharge adaptées en puissance et en disponibilité. Les poids lourds électriques nécessitent des bornes de recharge haute puissance, souvent supérieures à 350 kW, pour des temps d’immobilisation compatibles avec les contraintes opérationnelles du fret. En ouvrant ses sites, PostNL contribue à densifier le maillage territorial de ces points de recharge indispensables.

Les avantages opérationnels et environnementaux du projet

La mutualisation des infrastructures est au cœur du modèle. Pendant les heures creuses, notamment la nuit, les capacités de recharge des centres PostNL ne sont pas pleinement utilisées par sa flotte interne. Ouvrir ces bornes à des transporteurs externes optimise leur taux d’utilisation et génère une nouvelle source de revenus. Cela participe à l’équilibre économique du déploiement des bornes, dont le coût d’installation et de raccordement au réseau est significatif.

Sur le plan environnemental, l’impact est considérable. En facilitant l’accès à une recharge verte, PostNL accélère la transition énergétique de toute la filière du transport routier. De nombreux transporteurs, notamment les petites et moyennes entreprises, hésitent à franchir le pas vers l’électrique en raison des incertitudes sur la recharge. Ce service clé en main lève un obstacle majeur. Par ailleurs, PostNL privilégie l’approvisionnement en électricité d’origine renouvelable pour alimenter ses hubs, garantissant ainsi un bilan carbone vertueux pour les kilomètres parcourus par les camions rechargés sur ses sites.

Les défis techniques et réglementaires à surmonter

La conversion d’un centre de tri en station de recharge pour poids lourds n’est pas triviale. Elle nécessite d’importants travaux d’adaptation du réseau électrique local. L’alimentation de plusieurs bornes haute puissance simultanément peut exiger un renforcement du raccordement au réseau public, voire l’installation de solutions de stockage d’énergie sur site pour lisser la demande et éviter les pics coûteux.

La gestion des flux est un autre défi. Il faut concevoir l’aménagement du site pour permettre la manœuvre de semi-remorques tout en garantissant la sécurité des autres usagers et du personnel. La tarification, la réservation des créneaux et le paiement doivent être fluidifiés via des applications dédiées pour éviter les files d’attente et maximiser l’efficacité opérationnelle des transporteurs clients.

Enfin, le cadre réglementaire évolue rapidement. PostNL doit naviguer parmi les normes de sécurité, les règles d’urbanisme pour ce changement d’usage partiel, et les potentielles obligations liées à la fourniture d’électricité en tant que service. Le modèle économique, entre abonnement, paiement à la session ou forfait, est également en construction.

Un projet pilote aux implications européennes

Les premiers hubs opérationnels de PostNL servent de démonstrateurs. Les données collectées sur les habitudes de recharge, la consommation énergétique et les modèles d’utilisation sont précieuses. Elles permettront d’affiner l’offre et d’optimiser la conception des futures stations, non seulement aux Pays-Bas mais potentiellement dans d’autres pays où le groupe est présent ou où des postes nationales pourraient s’inspirer de cette démarche.

Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large de valorisation des actifs logistiques. Face à la concurrence des pure players numériques, les opérateurs postaux historiques cherchent à monétiser leur principal avantage : un maillage physique dense et bien situé. La transformation en hub énergétique est une piste prometteuse, qui ajoute une corde à leur arc dans la logistique urbaine durable.

À plus long terme, ces hubs pourraient évoluer vers des micro-grids énergétiques intelligents, intégrant production solaire, stockage stationnaire et recharge bidirectionnelle (V2G). Les batteries des camions à l’arrêt pourraient alors servir de réserves d’énergie pour stabiliser le réseau local, créant une valeur ajoutée supplémentaire. Le projet de PostNL ouvre ainsi la voie à une reconfiguration profonde du rôle des nœuds logistiques dans le paysage énergétique et transport de demain.

Jaecoo 5 : Découverte du SUV hybride chinois inédit en France

Jaecoo 5 : premier contact avec le SUV hybride chinois

Le constructeur Omoda Jaecoo fait son entrée sur le marché français avec une offre de SUV hybrides inédite. Cette première rencontre nous permet de découvrir le Jaecoo 5, un modèle qui ambitionne de séduire les automobilistes en quête de technologie et d’efficacité énergétique. L’arrivée de ce véhicule témoigne de la montée en puissance des marques automobiles chinoises sur le Vieux Continent, avec une stratégie axée sur l’hybridation et un design affirmé.

Design du Jaecoo 5 SHS-H

Un design moderne et distinctif

Le Jaecoo 5 se présente avec une silhouette de SUV compact au design résolument contemporain. Sa calandre avant imposante, ses feux LED signature et ses lignes musculaires lui confèrent une présence routière notable. La philosophie de design mise en avant par Jaecoo cherche à marier élégance et robustesse, une approche qui répond aux attentes du segment des SUV urbains. Les finitions et la qualité perçue des matériaux extérieurs font partie des points d’attention pour cette nouvelle venue sur un marché européen très exigeant.

La technologie hybride au cœur de l’offre

La principale innovation du Jaecoo 5 réside dans sa motorisation hybride. Ce système combine un moteur thermique à un ou plusieurs moteurs électriques, permettant de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2, notamment en milieu urbain. La technologie hybride présentée vise à offrir une transition en douceur vers une mobilité plus sobre, sans les contraintes de recharge associées aux véhicules 100% électriques. Le comportement routier, la transition entre les sources d’énergie et la récupération d’énergie au freinage sont des aspects clés que les premiers essais permettent d’évaluer.

Un habitacle connecté et spacieux

À bord, le Jaecoo 5 mise sur un environnement numérique et spacieux. L’habitacle est dominé par un écran tactile central de grande dimension, servant d’interface pour le système multimédia, la navigation et les réglages du véhicule. La connectivité smartphone est évidemment de mise, tout comme une suite d’aides à la conduite (ADAS) censée rivaliser avec l’équipement standard du segment. L’espace pour les passagers arrière et le volume du coffre semblent conformes aux standards des SUV compacts, un point crucial pour les familles.

Positionnement et défis sur le marché français

L’arrivée du Jaecoo 5 en France représente un défi de taille. Le constructeur doit non seulement se faire connaître, mais aussi convaincre de la fiabilité, de la qualité de service après-vente et de la pertinence de son offre technique face à des concurrents européens, japonais et coréens bien établis. Le prix de vente et les garanties proposées seront des facteurs déterminants pour son adoption. Le choix de lancer le modèle avec une technologie hybride est stratégique, visant un marché large qui n’est pas encore prêt pour le tout électrique.

Premières impressions et perspectives

Ce premier contact avec le Jaecoo 5 laisse entrevoir un véhicule complet, qui mise sur des arguments tangibles : un design accrocheur, une technologie hybride d’actualité et un intérieur riche en équipements. La réussite de ce SUV chinois dépendra de sa capacité à tenir ses promesses en conditions réelles d’utilisation, en termes de fiabilité, de consommation et d’expérience de conduite. Il incarne la nouvelle vague de véhicules venus d’Asie, qui ne se contentent plus d’être économiques, mais ambitionnent de rivaliser sur tous les fronts avec les modèles traditionnels. Son parcours sur le marché français sera à observer avec attention.

SUV électrique Afeela : le prototype Sony-Honda au CES 2026 déçoit avant même sa sortie

CES 2026 – Le SUV électrique de Sony et Honda n’arrivera pas avant 2028 mais déçoit déjà

La marque Afeela, née de l’alliance entre Sony et Honda, a une nouvelle fois choisi le Consumer Electronics Show de Las Vegas pour dévoiler sa vision de la mobilité électrique. Après la berline prototype présentée il y a deux ans, c’est un SUV électrique qui a été mis en avant lors de l’édition 2026. Cependant, l’enthousiasme initial a rapidement laissé place à une certaine déception parmi les observateurs, d’autant plus que la commercialisation n’est pas prévue avant 2028.

Afeela SUV Prototype

Un design attendu mais peu audacieux

Le prototype de SUV Afeela présenté au CES 2026 arbore une silhouette typique des véhicules électriques contemporains, avec des lignes épurées, des feux à LED signatures et une calandre fermée. Si la finition semble soignée, les critiques pointent un manque flagrant d’innovation stylistique. Le design, jugé trop conventionnel, ne semble pas à la hauteur de l’ambition affichée par un partenariat entre un géant de l’électronique et un constructeur automobile historique. Beaucoup s’attendaient à une proposition plus radicale, capable de bousculer les codes établis par Tesla, Rivian ou les constructeurs premium allemands.

Des spécifications techniques dans la moyenne

Les informations techniques dévoilées sont restées très générales. Sony et Honda ont confirmé une plateforme électrique dédiée, une autonomie annoncée comme « compétitive » et des performances « dynamiques ». L’accent a été mis, comme à l’accoutumée pour Sony, sur l’expérience numérique à bord. Le véhicule doit servir de plateforme roulante pour les technologies de divertissement et les services connectés du groupe. Néanmoins, en l’absence de chiffres concrets sur la capacité de la batterie, la puissance ou les temps de recharge, il est difficile de se faire une idée précise de sa compétitivité face à des modèles qui seront sur le marché d’ici 2028.

Le retard à la commercialisation, un handicap majeur

L’annonce d’une mise sur le marché seulement prévue pour 2028 constitue le principal point d’inquiétude. Le paysage de la mobilité électrique évolue à une vitesse fulgurante. Ce qui peut sembler innovant en 2026 risque d’être parfaitement dépassé deux ans plus tard. D’ici là, la plupart des grands constructeurs auront renouvelé leurs gammes, les densités énergétiques des batteries auront progressé et le réseau de recharge rapide sera encore plus dense. Présenter un prototype aussi longtemps à l’avance expose le projet à un risque d’obsolescence perçue avant même son lancement.

Une stratégie de communication à réévaluer

La présence répétée d’Afeela au CES, le temple de l’innovation grand public, crée une attente très forte. Chaque apparition est scrutée à la recherche d’une avancée technologique majeure. Le fait de présenter un second prototype au design prudentiel et aux caractéristiques techniques floues peut être interprété comme un manque de substance réelle. Pour captiver le public et les futurs clients, le partenariat Sony-Honda devra, lors des prochaines étapes, démontrer une proposition de valeur unique et tangible qui justifie ce long délai de développement.

Conclusion : un projet qui doit encore prouver sa pertinence

Le SUV électrique Afeela présenté au CES 2026 soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Si l’alliance des savoir-faire de Sony en électronique et de Honda en ingénierie automobile reste prometteuse sur le papier, sa matérialisation tarde à convaincre. Le design peu audacieux, l’absence de données techniques précises et le calendrier de commercialisation lointain placent ce projet dans une position délicate. Il lui faudra, dans les deux années à venir, apporter des preuves concrètes d’innovation pour ne pas arriver sur le marché en étant déjà considéré comme un suiveur, et non comme un leader.

Jeep Wrangler et Grand Cherokee 4xe : retrait du site et arrêt de vente prolongé

Jeep Wrangler et Grand Cherokee 4xe retirés des configurateurs en ligne

Jeep a discrètement retiré les modèles hybrides rechargeables Wrangler 4xe et Grand Cherokee 4xe de ses configurateurs en ligne. Cette décision fait suite à un vaste rappel concernant ces véhicules, lié à un problème de fabrication pouvant entraîner des défaillances moteur graves. La situation a évolué vers une suspension indéfinie de la production, marquant un tournant significatif pour ces modèles phares.

Un retrait confirmé et une absence totale en ligne

Une visite sur le site officiel Jeep.com le confirme immédiatement. Les modèles Wrangler 4xe et Grand Cherokee 4xe ont disparu de la page dédiée aux véhicules « Électriques & Hybrides ». De plus, l’outil « Construire et Prix » pour le Wrangler 4xe 2026 est totalement absent. Pour les modèles de l’année 2025, les pages spécifiques aux versions 4xe redirigent systématiquement vers leurs équivalents à motorisation essence pure. Cette disparition crée une situation particulière pour les amateurs de tout-terrain, sachant que la version Grand Cherokee Trailhawk n’était proposée, jusqu’au dernier millésime, qu’avec la motorisation hybride rechargeable 4xe.

Le rappel pour risque d’incendie : origine de la crise

Le rappel officiel, annoncé en novembre, concernait un risque d’incendie du moteur. Les détails, communiqués discrètement aux concessionnaires, révélaient deux informations cruciales. Premièrement, Jeep ne disposait d’aucune solution corrective immédiate pour résoudre le problème technique, projetant plutôt une réparation disponible au deuxième trimestre 2026. Deuxièmement, en attendant cette solution, un ordre d’arrêt de vente a été imposé sur l’ensemble du stock existant chez les concessionnaires.

De l’arrêt de vente à l’arrêt de production

Initialement perçu comme une mesure temporaire, cet arrêt de vente semble s’être transformé en une interruption complète et de longue durée. Les retraits des configurateurs en ligne et l’absence de communication claire sur une date de retour laissent planer le doute sur le caractère temporaire de cette situation. L’incertitude règne quant à la disponibilité future de ces véhicules hybrides, pourtant centraux dans la stratégie électrifiée de la marque.

Conséquences pour la marque et les clients

Cette décision impacte directement la stratégie produit de Jeep. Les modèles 4xe représentaient une part importante de l’offre, notamment pour les versions haut de gamme et tout-terrain. Pour les clients, l’incertitude est totale, que ce soit pour l’achat d’un véhicule neuf ou pour la résolution du problème sur les modèles déjà livrés. L’absence de solution technique concrète et de calendrier précis prolonge cette période de flou.

Quel avenir pour les hybrides rechargeables Jeep ?

La question de la pérennité des modèles 4xe dans la gamme Jeep se pose désormais. Le silence de la marque et la durée estimée pour la mise au point d’un correctif technique laissent entrevoir des défis d’ingénierie complexes. Cette pause forcée pourrait également influencer la perception des véhicules hybrides de la marque sur le marché, au moment où la concurrence dans ce segment s’intensifie. L’industrie automobile observe désormais comment Stellantis, la maison-mère, va gérer cette crise technique et commerciale pour l’une de ses gammes les plus iconiques.