L’Administration Trump met-elle fin à la technologie Start/Stop ?

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L’Administration Trump et la technologie Start/Stop

L’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) sous l’ère Trump s’apprêterait à intervenir une nouvelle fois, cette fois-ci pour soulager les automobilistes américains d’une fonctionnalité souvent décriée : le système d’arrêt et redémarrage automatique du moteur, communément appelé Start/Stop. Suite aux retours de « nombreux » citoyens, l’administrateur de l’EPA, Lee Zeldin, a annoncé que l’agence dévoilerait une mesure concernant cette technologie dans la semaine.

Une annonce très attendue

Dans une publication sur le réseau social X, Lee Zeldin a déclaré : « D’innombrables Américains détestent passionnément la fonction start/stop dans les voitures. Tellement de personnes se sont exprimées contre ce concept absurde de démarrage-arrêt-démarrage-arrêt. »

Il a poursuivi en affirmant : « L’Administration Trump a entendu vos appels et l’annonce que vous attendiez arrive CETTE SEMAINE. Restez à l’écoute ! »

Countless Americans passionately despise the start/stop feature in cars. So many have spoken out against this absurd start-stop-start-stop-start-stop concept.

The Trump Admin has heard your calls and the announcement you have been waiting for is coming THIS WEEK. Stay tuned! pic..com/KDJ3DuFOIS

— Lee Zeldin (@epaleezeldin) February 10, 2026

Fonctionnement et controverses du Start/Stop

Cette technologie, désormais courante sur les véhicules neufs, a pour objectif principal de réduire la consommation de carburant et les émissions polluantes. Le principe est simple : le moteur à combustion s’arrête automatiquement lorsque le véhicule est à l’arrêt (à un feu rouge, dans un embouteillage…) et redémarre instantanément dès que le conducteur relâche la pédale de frein ou appuie sur l’embrayage.

Les bénéfices annoncés

Plusieurs études menées en conditions réelles de conduite ont tenté de quantifier les gains de cette innovation. Les résultats varient selon les modèles et les conditions de trafic, mais elles convergent vers une économie de carburant significative, particulièrement en milieu urbain dense. En réduisant les temps de ralenti inutile, le système contribuerait également à diminuer les émissions de CO2 et de particules fines localement, un enjeu majeur pour la qualité de l’air dans les villes.

Les griefs des automobilistes

Malgré ces avantages écologiques et économiques théoriques, la fonction Start/Stop soulève une vague de mécontentement chez une partie des conducteurs. Les critiques portent principalement sur l’expérience de conduite. Beaucoup jugent le redémarrage du moteur trop brutal ou lent, créant une sensation de latence désagréable au moment de repartir. D’autres s’inquiètent d’une usure accrue des composants mécaniques, notamment du démarreur et de la batterie, bien que ces pièces soient généralement renforcées sur les véhicules équipés. Le bruit et les vibrations à chaque cycle arrêt/démarrage sont également pointés du doigt comme nuisant au confort et au caractère premium de certains véhicules.

Un contexte réglementaire plus large

Cette initiative de l’EPA s’inscrit dans un mouvement plus vaste de révision des normes environnementales sous l’Administration Trump. Elle fait écho à des assouplissements précédents concernant les standards d’efficacité énergétique des véhicules, connus sous le nom de normes CAFE. L’argument avancé est souvent celui de la réduction des coûts pour les constructeurs et les consommateurs, ainsi que de la préservation de la liberté de choix.

Les implications potentielles

Si l’annonce se concrétise par un assouplissement ou une interdiction de la technologie, les conséquences pourraient être multiples. Pour les acheteurs de voitures neuves, cela pourrait signifier la disparition d’une fonction parfois imposée en série, et potentiellement une légère baisse du prix des véhicules, le système n’étant plus à intégrer. Pour les constructeurs automobiles, cela simplifierait l’ingénierie et la production, mais les obligerait à trouver d’autres moyens pour atteindre les objectifs d’émissions moyens de leurs gammes, dans un marché mondial où ces normes tendent à se durcir.

L’avenir incertain de l’automobile

Cette polémique autour du Start/Stop symbolise un débat plus profond sur la transition automobile. D’un côté, les technologies d’optimisation du moteur thermique sont présentées comme des solutions pragmatiques pour réduire rapidement l’impact environnemental du parc existant. De l’autre, elles sont perçues par certains comme des rustines complexes et irritantes, retardant l’adoption de solutions plus radicales comme l’électrification. La décision de l’EPA, quelle qu’elle soit, relancera sans doute le débat entre régulation, innovation technologique et acceptation par le consommateur final dans la course à une mobilité plus durable.